Ce dimanche à Pornichet : des moments hilarants à ne pas manquer !
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Le titre promet des moments hilarants. Voici la réponse tout de suite : ce dimanche 8 décembre 2024, le programme pornichetin tenait presque entièrement grâce à des bénévoles, et le seul rendez-vous vraiment comique de la journée était le passage des Clowneurz, un atelier de théâtre nazairien composé de huit femmes. Le reste relevait du marché de Noël et des animations de fin d'année. C'est moins spectaculaire que l'annonce, et beaucoup plus représentatif de ce qu'est un dimanche d'hiver dans une station balnéaire.
Les Clowneurz, huit femmes et un atelier de Saint-Nazaire
Le clown de théâtre n'a rien à voir avec le clown de cirque. Pas de perruque, pas de gag mécanique : un nez rouge, parfois même pas, et un travail sur le ratage. Le principe de l'exercice consiste à monter sur scène sans filet, à se planter devant le public et à jouer ce qui se passe à ce moment-là. Quand ça marche, la salle rit d'un rire qu'on n'obtient pas avec un texte écrit. Quand ça ne marche pas, le silence est long.
Huit comédiennes issues d'un atelier nazairien, ça veut dire huit personnes qui ont un métier la semaine et qui répètent le soir. Elles ne sont pas payées pour ce dimanche. C'est le modèle qui fait vivre la moitié de l'agenda culturel du secteur entre novembre et mars.
Ce que fait vraiment une commune balnéaire un dimanche de décembre
De juin à septembre, Pornichet n'a pas besoin de programmer quoi que ce soit : la plage remplit les journées et les terrasses les soirées. À partir de la Toussaint, tout change. La population redescend autour de 10 000 habitants, une partie des commerces du front de mer ferme, et l'agenda se réduit à ce que les associations et le service culturel de la ville arrivent à monter.
Le résultat, ce sont des dimanches comme celui-là : un spectacle amateur, un marché de créateurs, un café qui programme de la musique. Personne ne fait le trajet depuis Nantes pour ça. Un habitant du quartier, lui, sort de chez lui et marche trois cents mètres, ce qui était bien l'objectif.
Le marché de Noël des créateurs, à regarder d'un oeil critique
Un marché de créateurs et un marché de Noël ne recouvrent pas la même réalité. Le premier réunit des personnes qui fabriquent ce qu'elles vendent, souvent une quinzaine de stands, bijoux, céramique, couture, savons. Le second peut accueillir de la revente. La différence se voit en trois questions posées au stand : où travaillez-vous, avec quoi, et combien de temps pour cette pièce. Si la réponse est vague, c'est de la revente.
Sur ce point, le calcul du visiteur est simple : à prix égal, un objet fabriqué à Guérande ou à Saint-Nazaire fait vivre quelqu'un du secteur. C'est le seul argument qui tienne pour préférer un stand à une boutique en ligne, et il suffit.
Le Café du Quai, l'autre moitié de la vie culturelle
Le Café du Quai accueillait ce jour-là un rendez-vous baptisé L'effet Scène. Ces soirées de café ne figurent presque jamais dans les agendas officiels, parce qu'elles se décident quinze jours avant et que personne n'a le temps de remplir un formulaire de déclaration. Elles représentent pourtant une bonne partie de ce qui se joue réellement à Pornichet entre novembre et mars, aux côtés d'autres rendez-vous récurrents comme le mois de novembre équestre qui se termine au galop.
Un conseil que je donnerais à quiconque emménage ici : la vraie source d'information, l'hiver, ce sont les vitrines et les panneaux d'affichage, pas les sites web. Une affiche A3 scotchée à la porte d'une boulangerie du Bourg vous en apprendra davantage sur le week-end qu'une recherche en ligne.
Où vérifier avant de sortir
Les horaires bougent, les salles changent, et un spectacle amateur peut être décalé d'une semaine pour cause de grippe. Le calendrier municipal reste la référence la moins fausse : consultez la page événements de l'Office de Tourisme de Pornichet la veille au soir plutôt que trois semaines avant.
Reste la question de départ. Ce dimanche-là valait-il le déplacement ? Pour quelqu'un qui habite Pornichet ou Sainte-Marguerite, oui, sans hésiter. Pour quelqu'un qui vient de plus loin, non : on ne fait pas quarante kilomètres pour un spectacle amateur, même bon. Et dire le contraire ne rendrait service à personne.
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