Quatre dimanches palpitants à l'hippodrome de Pornichet

vivez des dimanches inoubliables à l'hippodrome de pornichet ! assistez à des courses palpitantes, profitez de l'ambiance festive et d'animations pour toute la famille. ne manquez pas ces quatre journées où la passion des chevaux et le divertissement se rencontrent.
Sommaire5 sections
  1. 01Pourquoi les courses partent si tard en décembre
  2. 02Ce qu'on voit vraiment quand on ne parie pas
  3. 03Lire le programme sans y passer la soirée
  4. 04Un hippodrome coincé entre les marais et la mer
  5. 05Ce que ces quatre dimanches ont représenté pour la commune

Premier départ à 16h42, un dimanche de décembre : le soleil se couche avant 17h30 sur la Côte d'Amour, ce qui veut dire que sur les huit courses au programme, six se disputent à la lumière des projecteurs. L'hippodrome de Pornichet ouvrait ainsi, le 8 décembre 2024, une série de quatre dimanches de galop, avec près de cent partants engagés au total. L'heure commande tout le reste de ces après-midi d'hiver, du choix des chevaux à la façon dont on s'habille pour tenir trois heures debout.

Des chevaux de galop lancés sur la piste en sable de l'hippodrome, sous les projecteurs

Pourquoi les courses partent si tard en décembre

L'horaire n'est pas décidé à Pornichet. Il est calé au niveau national, pour que les réunions ne se chevauchent pas et que les paris s'enchaînent d'un hippodrome à l'autre sur la même après-midi. Un hippodrome équipé pour l'éclairage, avec une piste en sable qui supporte la pluie de novembre, hérite volontiers des créneaux de fin de journée. C'est le cas ici.

Pour le spectateur, la conséquence est simple : on arrive avec le jour, on repart de nuit noire. Entre les deux, la température perd quatre ou cinq degrés et le vent de mer se lève. Les habitués viennent équipés, bonnet compris. Les autres finissent la réunion derrière les vitres du restaurant panoramique.

Ce qu'on voit vraiment quand on ne parie pas

Une réunion de galop dure longtemps et se passe surtout ailleurs que sur la piste. Chaque course représente moins de deux minutes de sport. Le reste, ce sont les allers-retours au rond de présentation, les jockeys qui pèsent, les tracteurs qui repassent la piste entre deux départs.

Ce temps mort est la partie intéressante pour qui découvre. On y voit les chevaux de près, on entend l'entraîneur donner ses dernières consignes, on repère celui qui transpire déjà ou celui qui refuse d'avancer. Un enfant de sept ans y trouve plus à regarder que dans la ligne droite, où tout passe en quinze secondes.

Lire le programme sans y passer la soirée

Le programme distribué à l'entrée fait peur : des colonnes de chiffres, des sigles, des poids en kilos, des noms de propriétaires. On peut s'en tenir à quatre colonnes. Le numéro, qui correspond à la casaque. Le poids porté, qui dit à quel point la course est déséquilibrée. La distance, entre 1 500 et 2 400 mètres selon les épreuves. Et la musique, cette suite de chiffres qui résume les dernières sorties du cheval : un 1 signifie une victoire, un 0 une place hors des dix premiers.

Avec ces quatre colonnes, on suit une course. Le reste sert aux parieurs, et les parieurs eux-mêmes se trompent la plupart du temps.

Un hippodrome coincé entre les marais et la mer

La piste en sable est posée derrière le front de mer, du côté des marais qui séparent Pornichet de La Baule. On y accède à pied depuis le centre en une vingtaine de minutes, à vélo en moins de dix, et il y a de la place pour se garer, ce qui n'arrive jamais en août. En décembre, l'endroit est plus calme que bruyant : quelques centaines de personnes, des familles, des propriétaires venus voir courir leur cheval, et le personnel du PMU.

Ce que ces quatre dimanches ont représenté pour la commune

Quatre réunions en décembre, ce sont quatre dimanches où des dizaines de personnes déjeunent, boivent un café et achètent un journal dans une station balnéaire à l'arrêt. Les commerces du secteur le savent. À l'échelle d'une ville de 10 000 habitants qui en accueille cinq fois plus l'été, cette activité d'hiver compte, même si elle ne fait pas les gros titres.

Il faut être honnête sur le niveau sportif : une réunion de décembre à Pornichet n'aligne pas les meilleurs chevaux de l'année. Ce sont des courses de milieu de tableau, avec des chevaux qui cherchent une place et des jockeys qui prennent des montes. Le spectacle n'en souffre pas beaucoup, parce qu'à trois mètres de la lice, un galop reste un galop. Mais si vous venez chercher un nom connu, vous rentrerez déçu.

Ces quatre dimanches passés, la piste ne s'arrête pas pour autant : le calendrier reprend au printemps, avec des réunions plus tôt dans la journée et un public bien plus nombreux. Décembre reste le meilleur moment pour découvrir l'endroit sans foule, à condition d'accepter de finir la soirée les mains froides.

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