Célébrations de Noël : un spectacle pyrotechnique éblouissant ce samedi dans cette station balnéaire de Loire-Atlantique
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La station balnéaire dont le titre fait mystère, c'est Pornichet, et la date était le samedi 21 décembre 2024, à 18 h 30. Autant le dire tout de suite. Ce qui mérite quelques lignes, en revanche, c'est l'heure : 18 h 30 pour un feu d'artifice, c'est très tôt, et ce choix explique presque tout le reste de la soirée, du public visé à l'endroit où il fallait se placer pour bien voir.
Fin décembre, le soleil se couche vers 17 h 20 sur la Côte d'Amour. À 18 h 30, il fait nuit noire depuis une bonne heure. Un tir d'été à Pornichet ne peut pas commencer avant 22 h 30 ou 23 h, ce qui exclut d'office les enfants de moins de six ans. En décembre, l'obscurité est gratuite : on peut tirer à une heure où les petits sont encore debout et rentrer dîner à la maison.
Où se placer, concrètement
Un feu tiré au-dessus de l'eau se regarde mal de trop près. Le remblai et le boulevard des Océanides offrent la vue la plus large sur la baie, avec le recul nécessaire pour embrasser la totalité des bouquets. Le sable, lui, a un défaut en hiver : à marée haute, la plage se réduit et le public se tasse contre le mur, ce qui casse l'angle de vision pour ceux du fond.
La courbe de la baie joue en faveur des spectateurs. Entre la pointe du Bé et le port, la côte forme un arc suffisamment ouvert pour qu'on voie le tir depuis Sainte-Marguerite comme depuis les Libraires, avec en prime le reflet complet sur l'eau si la mer est haute. Un feu d'artifice sur un plan d'eau double visuellement le nombre d'explosions.
Ce que l'hiver impose aux artificiers
Un tir de bord de mer en décembre dépend de deux paramètres que personne ne maîtrise. Le vent d'abord : au-delà d'une certaine force, ou s'il pousse les retombées vers le public, la préfecture et les artificiers annulent, sans discussion. La marée ensuite, qui détermine la zone de sécurité disponible sur l'estran et donc la distance entre le pas de tir et les premiers spectateurs.
Il y a un troisième point, moins connu. La baie accueille en hiver des oiseaux migrateurs, bernaches, limicoles, qui stationnent sur l'estuaire et le littoral entre novembre et mars. Les tirs de fin d'année posent une vraie question de dérangement de l'avifaune, et plusieurs communes littorales ont revu leurs horaires ou leurs emplacements pour cette raison. Sur ce point, un feu court tiré tôt est nettement moins pénalisant qu'un tir long à minuit.
Le reste de la journée
Le tir n'était que le point final d'une journée d'animations réparties dans le centre et sur le front de mer : marché de Noël, ateliers pour les enfants, passage du Père Noël, commerçants ouverts en continu. Cette organisation en entonnoir, des activités dispersées l'après-midi puis un rassemblement unique en début de soirée, est devenue la formule standard des communes littorales à cette période.
Question pratique que personne n'aborde jamais : le stationnement. Un samedi de décembre à 18 h, le front de mer se remplit en une demi-heure. Les parkings du centre et les rues perpendiculaires au remblai se saturent dans l'ordre habituel, et la sortie après le tir se fait au pas pendant vingt minutes. Venir à pied depuis la gare, ou se garer côté Sainte-Marguerite pour finir par le sentier, épargne cette file d'attente.
Elle a une logique économique assumée. Le feu attire du monde à une heure où les restaurants et les bars ne sont pas encore pleins, et beaucoup de familles restent dîner sur place plutôt que de reprendre la route. Pour une station qui vit onze semaines d'été et supporte le reste de l'année, une soirée qui remplit le centre-ville un 21 décembre a une valeur bien réelle.
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