Pornichet : Un calendrier de l'Avent au service de la solidarité

découvrez à pornichet un calendrier de l'avent unique qui allie plaisir festif et solidarité. chaque jour, ouvrez une nouvelle case pour soutenir des actions caritatives et partager la magie de noël avec ceux qui en ont besoin. participez à cet élan de générosité et faites de cette période de fin d'année un moment de partage.
Sommaire4 sections
  1. 01Ce dont un refuge a réellement besoin
  2. 02Ce qu'il ne faut pas apporter
  3. 03Les jeunes de la commune dans la boucle
  4. 04Ce que ça vaut, honnêtement

Un calendrier de l'Avent inversé se juge sur une seule chose : la liste de ce qu'on met dans les cases. À Pornichet, en décembre 2024, l'opération demandait aux habitants de déposer des dons pour les animaux jusqu'au 23 décembre, à l'Office de tourisme, à la médiathèque et dans quelques autres points de la ville. Le principe est connu, la mécanique aussi. Ce qui décide de la réussite, c'est le contenu des sacs, et là, les refuges ont des choses très précises à dire.

Cartons de collecte remplis de croquettes et de couvertures dans un hall d'accueil

Le calendrier inversé retourne la règle : au lieu d'ouvrir une case chaque matin, on en remplit une. Vingt-quatre jours, vingt-quatre gestes, un carton qui se remplit au fil du mois et qu'on dépose avant Noël. L'idée circule depuis une dizaine d'années, portée surtout par des associations et des écoles, et elle a l'avantage d'étaler l'effort au lieu de le concentrer sur un chèque de fin d'année.

Ce dont un refuge a réellement besoin

Les croquettes et les pâtées non entamées arrivent en tête, à condition d'être dans leur emballage d'origine et non périmées. Viennent ensuite les couvertures et les serviettes, dont la consommation est énorme : un chenil change la litière de couchage tous les jours en hiver et n'a jamais assez de linge propre. Les caisses de transport, les laisses, les harnais, les gamelles inox et les sacs de litière minérale complètent la liste utile.

Les produits d'entretien comptent aussi, et personne n'y pense : javel, sacs-poubelle de 100 litres, essuie-tout, gants de ménage. Un refuge de taille moyenne y consacre plusieurs centaines d'euros par mois, et c'est de l'argent qui ne va pas aux soins vétérinaires.

Ce qu'il ne faut pas apporter

Les restes de repas, les os de table, les médicaments, les sacs de croquettes déjà ouverts, les couettes en plumes qui s'éventrent, les jouets en peluche avec des yeux en plastique : tout ça finit à la benne, et quelqu'un doit passer du temps à le trier. Les bénévoles le répètent chaque hiver sans être vraiment entendus.

Le cas le plus délicat reste l'alimentation ouverte. Un refuge ne peut pas donner un sachet dont il ignore la date d'ouverture, ni mélanger des restes de marques différentes sans risquer des troubles digestifs sur des animaux déjà fragiles. Un sac entamé, même généreux, est une charge de plus.

Les jeunes de la commune dans la boucle

Le volet scolaire de l'opération passait par des défis sportifs, notamment des relais sur différentes distances, avec les collégiens de la commune. Ce type de montage a un intérêt pédagogique concret : l'élève relie un effort qu'il fournit à un résultat matériel qu'il voit, ce qui fonctionne beaucoup mieux qu'une collecte anonyme dans le hall de l'établissement.

La médiathèque, de son côté, avait programmé des rendez-vous de lecture et de spectacle autour du partage pendant tout le mois. Le lien avec la collecte peut sembler lointain. Il est en fait très pratique : un point de dépôt dans un lieu où les familles passent déjà chaque semaine collecte trois à quatre fois plus qu'un point installé dans un bâtiment administratif qu'on ne fréquente qu'en cas de besoin.

Ce que ça vaut, honnêtement

Une collecte de décembre ne règle pas le problème de fond. Les refuges de Loire-Atlantique saturent surtout au printemps et en fin d'été, quand arrivent les portées de chatons et les abandons de vacances, pas en décembre où les dons affluent. Un carton de croquettes reçu le 23 décembre aide vraiment, mais le mois où l'aide manque, c'est juin.

Ce qui reste de ce genre d'opération, au-delà des sacs, c'est le nombre de gens qui découvrent qu'un refuge existe à côté de chez eux et qu'il fonctionne avec des bénévoles. Une partie d'entre eux revient en mars pour promener un chien le dimanche matin. C'est ça, le vrai rendement du calendrier inversé, et il ne se mesure pas en kilos.

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