Comment les Pornichauffeurs ont-ils créé une solidarité remarquable à Pornichet ?
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La version qui circulait ici racontait beaucoup de choses sur les Pornichauffeurs : des accompagnements médicaux, des sponsors, un projet d'application mobile, des témoignages de bénéficiaires. Rien de tout cela ne figure dans la source, une brève d'Ouest-France de mai 2024 intitulée « La solidarité avec les Pornichauffeurs ». Autant le dire tout de suite : ce texte a été rempli avec du vraisemblable. Voici ce qui tient debout, et ce qui existe vraiment à Pornichet quand on a besoin d'un coup de main pour se déplacer.
Un nom-valise, comme la ville en produit beaucoup
Pornichauffeurs mélange Pornichet et chauffeurs. Sur cette portion de côte, ce genre de mot-valise sert d'habitude à baptiser un collectif d'habitants : un club de supporters, une équipe de bénévoles d'événement, un groupe d'entraide de quartier. La commune compte un peu plus de 10 000 habitants à l'année, et une vie associative dense qui monte encore en été, quand la population double.
Ce qui est certain, c'est qu'un journal régional a jugé utile de consacrer un papier à ce collectif au printemps 2024. Pour la suite, mieux vaut se reporter à l'article d'origine que se fier à une reconstitution.
Se déplacer sans voiture à Pornichet : ce qui existe
La question de la mobilité se pose vraiment ici, et pas seulement pour les personnes âgées. Pornichet s'étire sur cinq kilomètres de front de mer, entre la limite de La Baule et le port. Entre le quartier de Sainte-Marguerite et le centre-ville, il y a une bonne demi-heure à pied, davantage avec un cabas.
La commune fait partie de l'agglomération de Saint-Nazaire et est desservie par le réseau de bus de la CARENE. La gare de Pornichet est sur la ligne TER Nantes, Saint-Nazaire, Le Croisic, avec des trains fréquents en journée et une desserte renforcée l'été. Pour les rendez-vous à la Cité sanitaire de Saint-Nazaire, à une dizaine de kilomètres, c'est souvent la combinaison train plus bus qui fonctionne le mieux, faute d'accès direct.
Le transport solidaire, un modèle qui marche quand il reste petit
Partout en Loire-Atlantique, des communes de cette taille s'appuient sur des conducteurs bénévoles qui utilisent leur propre voiture, avec un défraiement au kilomètre et une assurance portée par l'association. Le dispositif tient tant que le nombre de trajets reste compatible avec des emplois du temps de retraités bénévoles. Passé un certain volume, il faut un coordinateur salarié, et c'est là que la plupart des collectifs calent.
C'est le point que le texte d'origine escamotait derrière une phrase sur les sponsors. Le vrai goulot d'étranglement de ces initiatives n'est presque jamais l'argent du carburant : c'est le temps de la personne qui prend les appels, tient le planning et rappelle les conducteurs la veille.
Source: www.ouest-france.fr
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