Comment les Voile 101 Minis ont-ils conquis la vingt-troisième édition de Pornichet Select 6.50 ?
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Il n'existe ni équipe ni bateau appelé « Voile 101 Minis ». Le titre de cet article reprend celui d'une brève de presse, « Voile : 101 Minis au départ de la vingt-troisième édition de Pornichet Select 6.50 », où 101 est simplement le nombre de bateaux inscrits, fin avril 2024. Personne n'a donc « conquis » quoi que ce soit sous ce nom. En revanche, une flotte de 101 solitaires alignés dans un port de plaisance de la baie, ça, c'est un vrai sujet.
Un Mini 6.50, c'est un bateau de course de la taille d'une camionnette
Six mètres cinquante de coque, trois mètres de large, pas de radio longue portée pendant la transat, pas de routage extérieur. Le Mini est la classe d'entrée de la course au large française, celle où se sont formés une bonne partie des skippers qu'on retrouve ensuite sur Class40 et sur IMOCA. Deux catégories cohabitent : les protos, dessinés librement, souvent équipés de foils ou de bulbes basculants, et les série, construits en petite production selon une jauge fermée.
Sur l'eau, la différence saute aux yeux au premier bord de reaching : le proto part devant, le série se bat dans un peloton compact où trente bateaux tiennent en quelques minutes. C'est ce qui rend ces courses lisibles depuis la côte, contrairement à un départ de transat où tout le monde disparaît en une heure.
Pourquoi Pornichet, et pourquoi fin avril
La Pornichet Select ouvre la saison Mini. Elle est organisée par le Cercle nautique de Pornichet, depuis un port de plaisance d'environ 1 100 anneaux, à l'abri derrière sa digue, avec un accès direct à un plan d'eau qui devient sérieux dès qu'on passe au large du plateau du Four. Les concurrents y engrangent des milles qualificatifs pour la Mini Transat et ils y testent, sans risquer gros, ce qu'ils ont modifié pendant l'hiver.
Fin avril, la météo de la baie fournit à peu près tous les cas de figure en trois jours : une petite brise thermique qui monte l'après-midi, un coup de nordet froid, parfois une dépression atlantique qui oblige le comité de course à revoir les parcours. Pour un skipper qui prépare une traversée en solitaire, c'est un banc d'essai plus utile qu'un entraînement au calme.
Ce que 101 bateaux changent pour le port
Une flotte pareille remplit le bassin. Les Minis s'amarrent à couple, souvent trois ou quatre de front, et le ponton se transforme en atelier à ciel ouvert : ponçage, stratification de dernière minute, réparation de voile à même le quai. Les commerces du front de mer et le camping-car garé à côté du terre-plein font partie du décor, parce que ces coureurs vivent souvent sur place plusieurs jours avant le départ.
C'est aussi une des rares occasions, sur cette portion de côte, de voir gratuitement des bateaux de course de près, sans billet et sans barrière. Depuis la digue ou la plage des Libraires, les départs et les retours se suivent à l'oeil nu quand la visibilité le permet.
Qui a gagné ?
La brève d'origine annonçait le départ, pas les résultats, et il n'y a pas lieu d'inventer un classement ici. Les palmarès de l'épreuve sont publiés par le club organisateur et par la Classe Mini. Ce qui reste de cette vingt-troisième édition, au-delà du nom du vainqueur, c'est le nombre : cent une inscriptions pour une course d'ouverture, c'est le signe d'une classe qui ne désemplit pas, quinze ans après le premier vrai boom de la Mini Transat.
Source: www.ouest-france.fr
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