Découvrez l'entente sportive de Pornichet et son équipe de football

plongez au cœur de l'entente sportive de pornichet et rencontrez son équipe de football passionnée. suivez leur parcours, leurs événements et partagez l'amour du sport dans cette belle commune du littoral atlantique.
Sommaire4 sections
  1. 01Une place de cinquième avec la meilleure attaque : ce que ça dit
  2. 02La vraie contrainte, c'est le nombre de terrains
  3. 03Inscrire un enfant : ce qu'il faut savoir avant septembre
  4. 04Le vrai adversaire : l'été

Quatre cents licenciés dans une commune d'environ onze mille habitants, cela veut dire un Pornichétin sur trente qui joue au football à l'Entente Sportive de Pornichet. Derrière ce chiffre, il y a une logistique de samedi matin que personne ne raconte : des créneaux de terrain à répartir entre une dizaine de catégories, des parents qui conduisent à Guérande ou à Savenay, des dirigeants bénévoles qui remplissent des feuilles de match. C'est par là qu'on comprend vraiment ce club, plus que par son palmarès.

Joueurs a l'entrainement sur un terrain de football en herbe, en fin de journee

Une place de cinquième avec la meilleure attaque : ce que ça dit

Terminer cinquième en marquant plus que tout le monde, c'est un profil d'équipe reconnaissable. Le maintien est assuré, l'attaque fonctionne, et les points perdus le sont derrière. Sur une saison de championnat régional, ce genre de bilan se joue sur trois ou quatre matchs concédés dans les vingt dernières minutes. Les entraîneurs de ce niveau connaissent le problème par coeur : un effectif qui tourne beaucoup, des joueurs qui travaillent le samedi en saison touristique, et une charnière centrale rarement identique deux dimanches de suite.

Un mot sur l'appellation, parce qu'elle prête à confusion. Promotion d'honneur renvoie au découpage des championnats régionaux d'avant leur réorganisation en Régional 1, 2 et 3. On est à plusieurs étages sous le championnat National, dans ce qu'on appelle le football amateur au sens strict : pas de contrat, des indemnités de déplacement, et des joueurs qui reprennent le travail le lundi matin.

Reste la question du niveau visé. Un club amateur de bord de mer qui annonce vouloir monter se heurte à une arithmétique simple : monter d'un cran, c'est doubler les distances de déplacement, donc perdre des joueurs qui ne peuvent pas partir à midi le dimanche. Plusieurs clubs de Loire-Atlantique ont fait l'expérience d'une montée suivie d'une descente immédiate, faute d'effectif disponible. Rester solide à son niveau et former ses jeunes coûte moins cher et dure plus longtemps. C'est une position moins flatteuse dans un communiqué, mais c'est celle qui fait tenir un club sur quatre-vingts ans.

La vraie contrainte, c'est le nombre de terrains

Quatre cents licenciés répartis sur les catégories allant des débutants aux seniors, cela représente une vingtaine d'équipes à faire jouer et à entraîner. Le calcul est brutal : deux terrains disponibles en semaine, des créneaux d'une heure et demie en soirée, et une pelouse qui ne supporte pas plus d'un certain nombre d'heures de jeu par semaine entre novembre et février sans se transformer en labour.

C'est ce qui explique pourquoi les clubs de cette taille sur le littoral se battent pour un terrain synthétique bien plus que pour un recrutement. Un synthétique ajoute mécaniquement des dizaines d'heures de créneaux par mois en hiver, et supprime les reports d'entraînement après une semaine de pluie. À Pornichet, où le sol sableux draine plutôt bien, la pression est moins forte qu'ailleurs, mais elle existe.

Inscrire un enfant : ce qu'il faut savoir avant septembre

Les inscriptions se règlent en juin pour la saison suivante, pas à la rentrée. Un club qui a atteint sa capacité d'accueil dans une catégorie ferme les inscriptions, et cela arrive régulièrement chez les plus jeunes, où l'encadrement impose un nombre maximal d'enfants par éducateur. La licence demande un certificat médical ou, selon l'âge, un questionnaire de santé, et la demande passe désormais par un formulaire dématérialisé de la fédération.

Côté engagement familial, autant être clair : un enfant qui joue en catégorie jeune, c'est un entraînement ou deux en semaine et un match le samedi, souvent à l'extérieur, avec un tour de conduite qui revient toutes les cinq ou six semaines. Les clubs qui fonctionnent sont ceux où ce tour est organisé en début de saison plutôt que réglé par message la veille au soir.

Le vrai adversaire : l'été

Une commune balnéaire a un calendrier sportif décalé. Les seniors perdent des joueurs en juillet et en août, retenus par les saisons dans la restauration et l'hôtellerie, au moment même où la préparation d'avant-saison démarre. Les jeunes, eux, partent en vacances. Reprendre un groupe de trente en août quand quinze sont au travail ou absents, c'est le problème que connaissent tous les clubs de la Côte d'Amour, et il n'a pas de solution élégante : on décale la reprise, on mutualise avec les clubs voisins, ou on accepte de commencer le championnat en retard de rythme.

Les statuts, l'organigramme et les coordonnées des responsables de catégorie sont publiés sur le site officiel du club. Pour l'histoire du club et le portrait de ceux qui le font tourner, voir aussi notre découverte de l'Entente Sportive de Pornichet.

Résumer cet article avec :

Partager :

Côte d'amour