Découvrez pourquoi les régates spectaculaires de Pornichet dans la baie vont vous donner le frisson de l'aventure !
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Une régate, vue du rivage, c'est en général une ligne de voiles blanches qui s'éloigne et qu'on abandonne au bout de dix minutes. Le match racing organisé dans la baie de Pornichet en juillet 2024 tenait exactement l'inverse : deux bateaux, un duel, un parcours volontairement raccourci et tiré au plus près de la jetée nord pour qu'on suive la manche depuis les gradins. C'est la seule raison de venir, et elle suffit.
Le principe du match racing tient en une phrase : on ne classe pas une flotte, on élimine un adversaire. Deux voiliers identiques, un départ, un vainqueur. Le reste, la finesse tactique, les feintes avant le coup de canon, les pénalités demandées à l'arbitre en direct, découle de ce face-à-face. Sur une flotte de trente bateaux, un spectateur ne sait pas où regarder. Sur un duel, il le sait tout de suite.
Douze équipages, huit dans le top 50 mondial
Le plateau réuni cette année-là n'avait rien d'une réunion d'amateurs. Sur les douze équipages alignés, huit figuraient dans les cinquante premiers du classement mondial de la discipline. Eric Monnin est un habitué du circuit, avec un passé de numéro un mondial derrière lui ; Rocco Attili occupait alors la troisième place. Pour une baie qui n'est pas Auckland, c'est un niveau que peu d'épreuves françaises réunissent, et ça se voyait dans la propreté des manœuvres.
Le port transformé en tribune
L'organisation avait installé un village au bout de la jetée nord, avec des gradins tournés vers le plan d'eau. La différence avec une course au large est nette : ici, on entend les équipages s'engueuler pendant les manœuvres. Les bouées sont posées à quelques centaines de mètres du béton, pas à l'horizon. On voit un empannage raté, on voit le bateau qui perd trois longueurs, on comprend pourquoi sans qu'un commentateur ait besoin de l'expliquer.
Des manches courtes, et c'est voulu
Une manche de match racing dure de quinze à vingt minutes. Ce format court n'est pas un raccourci de confort, il change la nature de la course : pas de gestion d'usure, pas de longue phase d'attente, chaque erreur se paie dans la minute. La séquence de pré-départ, ces quelques minutes où les deux bateaux tournent l'un autour de l'autre pour se placer, décide déjà une bonne partie du duel. Un spectateur qui arrive à ce moment-là voit le plus intéressant.
Le déroulé de la semaine
Le programme suivait une trame classique du circuit : entraînement le jeudi après-midi, deux journées de qualifications, puis les phases finales le dimanche. Les qualifications sont la partie longue et un peu répétitive ; les demi-finales et la finale concentrent la tension. Quelqu'un qui n'avait qu'une demi-journée à donner avait intérêt à choisir le dimanche.
Ce que la voile de haut niveau apporte à Pornichet
Pornichet vit surtout de sa plage et de son port de plaisance, l'un des plus grands de la façade atlantique. Une épreuve de match racing lui donne autre chose : quatre jours d'occupation du plan d'eau en pleine saison, des équipages étrangers logés en ville, et une image sportive qui ne repose pas sur le tourisme balnéaire. Le pari n'est pas absurde. Reste que le public d'une régate, même bien placée, se compte en centaines et pas en milliers, et qu'il faut y revenir chaque année pour que l'habitude se prenne.
Source: nantes.maville.com
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