Explorez l'univers captivant de Nicoby, le dessinateur de BD, à Pornichet jusqu'au 4 janvier!
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Une exposition de planches originales de bande dessinée, gratuite, à cinq minutes de la plage : c'est ce que proposait la salle d'exposition du Phare à Pornichet du 3 décembre 2024 au 4 janvier 2025, autour du travail de Nicoby. L'intérêt de ce genre de rendez-vous tient à une chose précise : sur une planche originale, on voit ce que l'album imprimé efface. Les repentirs, le crayon bleu, le blanc correcteur, les cases collées par-dessus une autre version. Voilà ce qui justifie le déplacement.
Ce qu'on regarde sur une planche originale
Le format, d'abord. Une planche de bande dessinée est dessinée bien plus grand que la page imprimée, souvent autour de 35 sur 50 centimètres, et la réduction à l'impression resserre le trait. Devant l'original, on retrouve l'épaisseur réelle du pinceau ou de la plume, et la nervosité du geste que l'album lisse.
Ensuite les traces de fabrication. Le trait de construction au crayon bleu, invisible à la reproduction, apparaît sous l'encre. Les bulles sont parfois des morceaux de papier collés, avec un lettrage repris trois fois. On voit les hésitations : un bras redessiné, une case entière rapportée au scotch. C'est la partie du métier que les albums cachent, et c'est ce qui rend une exposition de BD utile plutôt que décorative.
Nicoby, un auteur du reportage dessiné
Nicoby est un auteur de bande dessinée installé en Bretagne, connu pour un dessin volontairement rond et rapide, souvent au service du récit documentaire : carnets, reportages, tranches de vie prises sur le vif. Ce type de travail se prête particulièrement bien à l'accrochage, parce que les pages ont été dessinées sur le motif, parfois dans le désordre, et qu'elles gardent la trace des conditions dans lesquelles elles ont été faites.
C'est aussi un registre qui rassure les visiteurs qui n'ouvrent jamais un album. Un reportage dessiné se lit comme un article, sans connaissance préalable des codes du genre, et une exposition qui en présente les planches n'exige aucune culture BD pour être suivie.
La rencontre du 14 décembre était déjà passée
Il faut le dire, parce que plusieurs annonces l'ont laissé traîner ensuite : la rencontre-dédicace avec l'auteur était programmée le 14 décembre 2024. Passé cette date, il restait l'exposition, sans l'auteur. Les pages publiées après coup qui promettaient encore « d'échanger avec le dessinateur » envoyaient les lecteurs vers un rendez-vous terminé.
C'est un défaut classique des agendas culturels recopiés d'une source à l'autre. Vérifiez toujours la date de la rencontre séparément de celle de l'exposition : les deux ne coïncident presque jamais, et la dédicace tombe généralement dans la première quinzaine.
Y aller entre deux marées
La salle est ouverte le matin et l'après-midi, avec une coupure de deux heures à midi, ce qui laisse deux créneaux assez courts. Le samedi matin est le moment le plus fréquenté, forcément, c'est le seul où travaillent les gens qui travaillent. Un mardi ou un jeudi à 14 h, on a souvent la salle pour soi, et c'est nettement mieux pour lire des planches. Prévoyez de quoi noter : dans ce genre d'accrochage, on repart presque toujours avec deux ou trois titres à commander chez le libraire du centre-ville.
Pour une famille, l'enchaînement qui fonctionne en décembre à Pornichet tient en deux heures : l'exposition d'abord, au chaud, puis la baie quand la lumière baisse. Entre le 3 décembre et le 4 janvier, le soleil se couche entre 17 h 20 et 17 h 40, juste après la fermeture de la salle. La sortie tombe donc au bon moment.
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