Pornichet : Des défis solidaires pour engager les collégiens

découvrez comment les collégiens de pornichet s'engagent dans des défis solidaires, promouvant la coopération et le sens civique tout en renforçant les liens communautaires. participez à cette initiative inspirante qui allie apprentissage et solidarité.
Sommaire5 sections
  1. 01Un défi ne fonctionne que s'il a une date et un lieu précis
  2. 02La Journée des Défis, et ce qu'on y fait réellement
  3. 03Le volet environnement passe par le département
  4. 04Les associations locales font la moitié du travail
  5. 05Ce que les élèves en retiennent

Un défi solidaire de collège, vu de loin, c'est une photo de groupe et un chèque remis à une association. Vu de près, c'est un tableau de service, une autorisation de sortie signée par 180 familles, un professeur d'EPS qui a passé trois soirées à découper un parcours sur la plage et une association locale qui accepte de venir expliquer, en vrai, à quoi va servir l'argent. C'est cette partie invisible qui décide si l'opération marque les élèves ou si elle s'oublie avant les vacances. À Pornichet, en décembre 2024, les collèges de la commune bouclaient une série d'actions de ce type. Voici ce qui, dans ce genre de dispositif, tient debout, et ce qui tient moins.

Des collégiens courent en groupe sur une plage lors d'une action solidaire

Un défi ne fonctionne que s'il a une date et un lieu précis

Les projets qui s'étirent sur l'année meurent en février. Ceux qui marchent tiennent sur une journée, avec un point de rendez-vous que tout le monde connaît : le parvis du collège à 9 h, le remblai, la piste du bois. À Pornichet, la géographie aide. La plage est à quelques minutes à pied de la plupart des établissements, le sentier côtier part vers Sainte-Marguerite, et une boucle de trois kilomètres se boucle sans jamais faire traverser une route à quatre voies. Beaucoup de collèges en France doivent affréter un car pour obtenir le même terrain de jeu.

La contrepartie, c'est le vent. En décembre, un parcours en bord de mer se joue en manches longues, avec un plan B en salle qu'on n'annonce jamais aux élèves avant le matin même.

La Journée des Défis, et ce qu'on y fait réellement

Le principe est toujours à peu près le même : des équipes mélangées, cinquièmes et troisièmes ensemble, une série d'ateliers à valider, un classement qui ne compte pour rien mais que tout le monde regarde. L'intérêt pédagogique tient à ce brassage. Un élève de sixième qui doit expliquer une consigne à un troisième change de statut pendant deux heures, et ce déplacement-là, aucun cours ne le produit.

Le volet environnement passe par le département

Les projets autour de la biodiversité, de l'énergie ou de l'écomobilité s'appuient sur le dispositif « Mon collège engagé pour l'environnement », porté par le département de Loire-Atlantique. C'est le département qui finance les collèges publics, qui entretient les bâtiments et qui met un budget en face d'un projet d'établissement. Un ramassage de déchets sur la plage, un comptage d'oiseaux, un défi mobilité pour venir à vélo : ces actions entrent dans ce cadre et bénéficient d'un accompagnement matériel, ce qui évite au professeur de payer les gants de sa poche.

Reste une question que personne ne tranche vraiment : ramasser des mégots sur la plage de Bonne Source apprend-il quelque chose sur la pollution, ou apprend-il seulement à ramasser des mégots ? La différence se joue sur ce qui suit le ramassage. Un tri, une pesée, un chiffre écrit au tableau, et l'exercice devient une leçon. Sans ça, c'est du nettoyage gratuit.

Les associations locales font la moitié du travail

L'Ensemble scolaire Saint-Jean-le-Sacré-Cœur, du côté privé, organise régulièrement ce type d'actions. Comme partout, le montage repose sur un tissu associatif qui accepte de donner une heure : un club sportif qui prête du matériel, une association d'aide qui vient présenter son activité, des parents qui tiennent le ravitaillement. Quand un maillon lâche en novembre, l'action de décembre se réduit à une collecte de conserves dans le hall.

Ce que les élèves en retiennent

Les retours d'élèves, quand on les écoute vraiment, sont moins lyriques que les comptes rendus officiels. Ils parlent du froid, du camarade qui a abandonné au deuxième tour, de la personne de l'association qui a raconté son travail. Rarement de « prise de conscience ». Tant mieux. Un défi solidaire n'est pas une conversion, c'est une occasion de rencontrer quelqu'un qu'on n'aurait pas croisé autrement, et de comprendre qu'une structure d'aide tourne avec des bénévoles qui ont un prénom.

Reste le calendrier. Décembre est une période commode, entre la fin des conseils de classe et les vacances, mais aussi la plus chargée pour les associations caritatives. Certains collèges déplacent désormais leur journée en mars, quand les structures d'aide ont le temps de se déplacer et que le vent de la baie est moins glacial. Ce n'est pas un détail d'organisation : c'est souvent ce qui distingue une action qui laisse une trace d'une matinée qu'on coche.

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