La 16e édition de la Course nature : êtes-vous prêt à vivre l'expérience unique entre plages et chemins creux ce dimanche ?
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Un parcours qui alterne le sable et les chemins creux ne se court pas comme un dix kilomètres sur le bitume du front de mer. C'est la première chose à savoir avant le départ de la 16e édition de la Course nature, ce dimanche 30 juin 2024 à Pornichet. Le temps que vous lisez d'habitude sur votre montre en sortie route, oubliez-le : ici tout le monde perd des secondes, y compris les premiers. La vraie question est de savoir si vous acceptez de courir plus lentement sans le vivre comme un échec.
Le sable ne rend jamais ce qu'on lui donne
Sur la plage, chaque appui glisse vers l'arrière. L'énergie part dans le sable au lieu de partir vers l'avant, et le mollet paie l'addition avant tout le reste. Deux surfaces cohabitent : la bande humide près de l'eau, ferme, presque roulante à marée basse, et le sable sec plus haut, où l'on s'enfonce à chaque foulée. Les coureurs qui connaissent la côte restent le plus longtemps possible sur la bande dure, quitte à allonger de quelques mètres.
Autre détail : la plage penche vers l'eau. Courir longtemps sur ce dévers sollicite une cheville d'un côté et un genou de l'autre. Si une gêne revient toujours du même côté, changez de ligne, remontez ou descendez de deux mètres.
Les chemins creux, l'autre visage du parcours
Après le sable, le tracé bascule dans les terres, à l'abri des talus et des vieilles haies de l'arrière-pays de la Côte d'Amour. On y gagne de l'ombre et un sol qui rend enfin l'appui. On y perd la visibilité : les racines affleurent, les ornières sèchent en creux, et il reste toujours une flaque au même endroit, même après une semaine sans pluie. Le regard descend à trois ou quatre mètres devant les pieds, pas plus loin.
Le matin même, à Pornichet
Se garer près du front de mer un dimanche de fin juin relève du sport de combat. Les habitants le savent, les visiteurs le découvrent. Arriver une heure avant le départ n'a rien d'excessif : trouver une place plus loin, remonter à pied, récupérer son dossard, garder dix minutes de course lente. Le vent de mer trompe sur la température. On part frais, on chauffe vite.
Regardez aussi l'heure de la marée. Elle ne change pas le tracé, elle change la largeur de la bande dure sur laquelle vous allez courir. À marée haute, la plage se réduit à un couloir étroit et mou où tout le monde se marche dessus.
Un premier dossard, ça vaut le coup ici
Si vous hésitez parce que vous n'avez jamais couru ailleurs que sur du goudron, allez-y. Une course nature pardonne davantage : personne ne regarde son chrono, et marcher trente secondes dans une montée sableuse ne choque personne. Le seul risque, c'est de se caler au départ sur des coureurs qui, eux, connaissent le terrain.
Source: www.ouest-france.fr
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