Course hors stade : Un record historique battu à Pornichet, en sauras-tu plus ?

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Sommaire4 sections
  1. 01« Entre plages et chemins creux », un nom qui décrit exactement le terrain
  2. 02Trois distances, et une quatrième pour ceux qui marchent
  3. 03Ce que les classements ont retenu
  4. 04Ce que ça rapporte à la ville, et ce qu'on ne peut pas mesurer

Le record dont tout le monde a parlé après cette édition de la course nature de Pornichet n'est pas un chrono. Personne n'a couru plus vite qu'avant sur le front de mer, et aucune performance nationale n'a été approchée. Le record, c'est celui de la feuille d'inscription : plus de 1 800 dossards retirés sur un week-end, pour une course de bord de mer organisée par des bénévoles. C'est ce chiffre-là qui a fait titrer Ouest-France sur « l'édition de tous les records » en juillet 2024, et il mérite mieux qu'une formule.

Coureurs sur le sable au départ d'une course nature en bord de mer

« Entre plages et chemins creux », un nom qui décrit exactement le terrain

L'épreuve s'appelle « Entre plages et chemins creux » et le nom n'a rien d'un slogan. On part sur le sable, on remonte vers l'intérieur par les chemins qui séparent les parcelles au nord de la voie ferrée, on redescend. Ce mélange explique une bonne partie de l'affluence : le sable humide en début de parcours casse les jambes des coureurs de route habitués au bitume, les chemins creux offrent de l'ombre, et sur les portions de bord de mer on court avec vue sur la baie. Rien à voir avec un trail de montagne : le terrain reste roulant, mais le sable coûte cher en énergie, bien plus que ne le laisse croire un profil altimétrique tout plat.

Trois distances, et une quatrième pour ceux qui marchent

Le choix de proposer 11, 21 et 30 km a fait basculer les chiffres. Le 11 km attire les coureurs occasionnels et les familles, le 21 km sert de test grandeur nature à ceux qui préparent un marathon d'automne, le 30 km reste l'affaire des habitués. La marche nordique, elle, ramène un public qui ne se serait jamais inscrit à une course. Beaucoup d'organisateurs de courses locales ont fait le même calcul ces dernières années, avec les mêmes résultats.

Ce que les classements ont retenu

Sur le 11 km, la victoire est revenue au Parisien Grégory Bibaud. Le 21 km a vu s'expliquer Thomas Leguenne et Nassurdine Houmadi. Sur le 30 km, la distance reine, Anthony Renou du Nantes EC a franchi la ligne en tête. Et puis il y a l'anecdote qui a fait le tour de la ligne d'arrivée : Ronan Huguet, de l'ESCO 44 Saint-Nazaire, gêné en pleine course par un chat sur le parcours du 11 km. Un chat. Sur une course qui traverse des chemins bordés de jardins, ça finit par arriver.

Ce que ça rapporte à la ville, et ce qu'on ne peut pas mesurer

Les retombées existent : cafés du front de mer pleins dès 8 h, hébergements occupés le samedi soir, commerces qui font une journée de juillet en avance. Personne, à ma connaissance, n'a publié de chiffrage sérieux pour Pornichet, et je me méfie des estimations lancées à la louche par les organisateurs de courses. Ce qui se voit, en revanche, c'est le nombre de bénévoles aux carrefours, souvent les mêmes d'une année sur l'autre, licenciés du club ou voisins recrutés par bouche-à-oreille. Une course de 1 800 personnes tient debout parce que deux cents habitants ont accepté de se lever tôt.

Alors oui, record il y a. Il est d'affluence, pas d'exploit. C'est moins spectaculaire qu'un titre le laisse croire, et bien plus intéressant à regarder : une course de province qui remplit ses trois distances sans budget de communication, uniquement parce que le parcours est beau et que les gens en parlent.

Source: www.ouest-france.fr

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