La Salicorne : la plus grande fête de la randonnée pédestre à Guérande fête ses 30 ans, êtes-vous prêt à vivre une expérience inoubliable ?
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Trente éditions d'une fête de la randonnée, ça ne tient pas à la beauté des paysages. Ça tient à une poignée de bénévoles qui balisent, débalisent, ramassent les rubans et recommencent l'année suivante. La Salicorne, à Guérande, a passé ce cap au printemps 2024, et c'est surtout cette longévité associative qui mérite qu'on s'y arrête, plus que la promesse d'expérience inoubliable qu'on colle d'office à ce genre de rendez-vous.
Un terrain plat, et c'est bien ce qui trompe les marcheurs
Les circuits de la Salicorne traversent le bassin salicole, entre Guérande, Saillé et les abords du traict du Croisic. On avance sur des levées de terre étroites, appelées ponts et bondres, avec de l'eau des deux côtés et zéro ombre. Par temps clair, la réverbération sur les oeillets tape dur dès le milieu de matinée. Une casquette et un litre et demi d'eau valent mieux que des chaussures de montagne.
La contrepartie, c'est un paysage qu'on ne voit nulle part ailleurs en France sur cette surface : environ 2 000 hectares de marais encore exploités, avec des paludiers au travail sur les tas de sel dès que la saison démarre. On croise aussi des avocettes et des échasses blanches, la réserve de sel étant un point de passage pour les limicoles.
Des parcours calibrés, du promeneur au marcheur de fond
Le principe de ces fêtes est toujours le même : plusieurs boucles au départ d'un point unique, de la balade familiale de cinq kilomètres aux distances qui occupent la journée. Chacun part quand il veut dans un créneau donné et revient au même endroit.
Autour des départs, le programme mêle sorties commentées sur la faune des marais, présentations du travail du sel et dégustations de produits du coin. C'est ce qui fait venir les familles qui ne marchent pas dix kilomètres.
Ce que la manifestation rapporte à Guérande
Une fête de randonnée qui draine des marcheurs venus d'autres départements, c'est des nuitées, des cafés servis et des kilos de sel vendus en direct par les paludiers. Rien de spectaculaire à l'échelle d'une commune de 16 000 habitants, mais l'événement tombe hors saison, au moment où les commerces intra-muros tournent au ralenti. Pour eux, un week-end de ce type compte davantage qu'un samedi d'août.
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