Pornichet : la destination estivale incontournable pour des vacances de rêve ?
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Une destination qu'on ne pourrait pas manquer ? Franchement non. On passe d'excellentes vacances sur la Côte d'Amour sans jamais mettre les pieds à Pornichet, et le titre qui vous promet des vacances de rêve vous vend surtout deux adjectifs. Fin juin 2024, quand la presse locale racontait les préparatifs de la saison, la commune finissait de caler son été. La question utile n'est pas de savoir si la ville est jolie, mais à quel séjour elle convient.
Pornichet ou La Baule, ce qui change vraiment
Les deux communes partagent la même baie et, à marée basse, la même bande de sable : on passe de l'une à l'autre à pied sans s'en apercevoir. La Baule a le remblai, les enseignes, les immeubles des années soixante et les tarifs qui vont avec. Pornichet garde des rues étroites, des villas en retrait de la mer, un centre qui tourne toute l'année parce que les habitants y font leurs courses. Vous venez pour les boutiques et les soirées ? Allez à La Baule, ce sera plus honnête. Vous venez pour dormir à 300 mètres de l'eau sans payer le prix de la vitrine ? Pornichet tient mieux la comparaison.
Trois plages, trois usages
Bonne Source, du côté du vieux Pornichet, est la plus abritée : eau calme, pente douce, c'est là que vont les familles avec des petits qui ne nagent pas encore. Les Libraires, au centre, est la plus fréquentée, parce qu'elle donne sur les commerces. Sainte-Marguerite, vers Saint-Nazaire, est plus longue, plus ventée, bordée de pins. La surveillance ne couvre ni toute la journée ni toute la longueur du sable, et les horaires affichés à l'entrée bougent d'une semaine à l'autre.
Venir sans démarrer un moteur
C'est l'argument le moins mis en avant, et le plus solide. La gare de Pornichet est sur la ligne Nantes / Le Croisic, à quelques minutes à pied du centre et de la plage : on descend du train, on est sur le sable. Le TER dessert aussi Saint-Nazaire, La Baule et Le Pouliguen, ce qui suffit à tenir la semaine. À vélo, la boucle vers Saint-Marc se fait dans la matinée.
Ce que ça coûte, et quand réserver
Un juillet à Pornichet se paie au prix de la Côte d'Amour : cher pour la région, raisonnable comparé à la côte basque. L'écart se creuse sur la première quinzaine d'août. Deux leviers font baisser la note : décaler sur juin ou septembre, et loger à 800 mètres du sable plutôt qu'en première ligne, ce qui coûte dix minutes de marche et fait gagner un tiers sur la semaine. Côté calendrier, les meublés du centre partent dès février ; hors saison, deux semaines d'avance suffisent.
Alors, pour qui ?
Pour une famille avec des petits, pour un couple qui veut marcher et nager sans organiser sa journée autour d'un stationnement, pour un Nantais qui descend le vendredi soir en train : ça marche très bien. Le port de plaisance fait une belle promenade de fin de journée, et l'hippodrome de Pornichet La Baule ouvre ses réunions nocturnes d'été à petit prix. Pour qui cherche du spectaculaire, des falaises, du sauvage : non. La baie est plate, urbanisée, et les grues de Saint-Nazaire ferment l'horizon. Ça n'a rien de disqualifiant, mais ça ne ressemble pas à la carte postale du titre.
Source: saint-nazaire.maville.com
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