Qui est ce célèbre sportif qui a ouvert un restaurant en Loire-Atlantique ? Découvrez son incroyable reconversion !
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Autant répondre tout de suite, le titre promet un suspense qui n'existe pas : le sportif s'appelle Cyrille Daniel, il a joué au golf en professionnel, et il tient depuis le printemps 2024 une crêperie baptisée Aristide, avenue de la Mer à Pornichet. Reconversion incroyable ? Non : un ancien compétiteur qui ouvre une table dans une station balnéaire, la Côte d'Amour en connaît d'autres. Ce qui mérite qu'on s'y arrête, c'est le pari commercial : faire tourner une crêperie douze mois sur douze dans une commune d'environ 10 000 habitants à l'année, qui en accueille plusieurs fois plus au mois d'août.
Un golfeur passé derrière le billig
Le golf professionnel est un métier de circuits secondaires, de semaines sans chèque et de frais de déplacement avancés de sa poche. La sortie de carrière mène souvent à l'enseignement en club, à la vente de matériel ou à un commerce. Cyrille Daniel a pris la troisième porte, dans une ville qu'il connaît.
La crêperie occupe un local de l'avenue de la Mer, l'axe qui descend du quartier de la gare vers le front de mer. Adresse de passage entre juin et septembre, couloir de riverains le reste de l'année. Toute la difficulté du commerce pornichétin tient dans cet écart, qui dicte la carte comme la taille de l'équipe.
Le nom vient de la place d'en face
Aristide n'est pas un prénom de patron. C'est Aristide Briand, dont la place porte le nom devant la gare de Pornichet. Briand est né à Nantes, il a été député de la Loire-Inférieure et prix Nobel de la paix en 1926 : le clin d'oeil est aussi local que le sarrasin. Baptiser un commerce d'après le carrefour où il se trouve, c'est une façon de dire qu'on ne compte pas déménager.
Dans l'assiette, la maison annonce une farine de sarrasin 100 % bio et du beurre salé breton. Deux marqueurs qui pèsent sur le prix de revient : le sarrasin bio se paie nettement plus cher que la farine standard, et le beurre a flambé entre 2022 et 2024. Tenir ce cahier des charges à prix de station se voit sur la marge.
La cave à cidre, l'idée qui change la journée
Une crêperie gagne son argent sur deux coups de feu et regarde la salle vide entre les deux. La cave à cidre, accessible sans commander à table, et la vente à emporter étalent les recettes sur les heures creuses. De la mécanique de commerce, celle qui décide en février si l'on passe l'hiver.
Deux fabrications maison étaient annoncées pour la fin 2024, des chips de sarrasin et un caramel au beurre salé.
Une salle pensée pour les familles
Un détail dit la clientèle visée : les galettes roulées, servies avec une surprise à l'intérieur, pour les enfants qui se battent avec des couverts trop grands. Sur une avenue à poussettes et serviettes de plage, ce choix se défend mieux qu'une carte gastronomique.
Cinq saisonniers, un CDI à pourvoir
Le point dur, sur la côte, n'est pas la clientèle : c'est le personnel. Se loger à Pornichet entre juin et septembre relève du parcours du combattant, et beaucoup de restaurateurs de la presqu'île ont rogné leurs jours d'ouverture faute de bras. Chercher un serveur en CDI plutôt qu'un renfort de trois mois répond à ce problème : un contrat à l'année se défend devant un propriétaire ou une banque, un saisonnier non.
Source: actu.fr
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