Rejoignez-nous pour la 8ème édition du TRAIL SOLIDAIRE : TOUS ENSEMBLE POUR ALEX !
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Une huitième édition, ça veut dire qu'une poignée de bénévoles a rempilé sept fois. C'est le vrai sujet quand on parle du Trail solidaire « Tous ensemble pour Alex », annoncé en janvier 2025. Derrière l'émotion d'un jour de course, il y a une mécanique qui tient debout année après année, avec ses balisages à poser à l'aube, ses ravitaillements à commander, son assurance à renouveler et son budget à boucler. Un trail caritatif qui atteint sa huitième saison a franchi le stade où l'élan du départ suffit. Il a trouvé son modèle.
Une cause portée par un prénom
Le nom de l'épreuve dit tout du modèle : une communauté locale se mobilise autour d'une personne identifiée, Alex, pour financer des dépenses que la solidarité nationale ne couvre pas ou couvre mal. Fauteuil adapté, aménagement d'un logement, séances de rééducation non remboursées, matériel de communication : ce sont les postes qui reviennent le plus souvent dans ce type de collecte, et ce sont ceux dont le reste à charge se compte en milliers d'euros.
Ce format a une force et une limite. Sa force, c'est la proximité : on court pour quelqu'un dont on connaît le visage, et le taux de participation locale grimpe en conséquence. Sa limite, c'est qu'il repose sur la visibilité d'un cas particulier. Des dizaines de familles dans la même situation n'ont ni association ni trail à leur nom.
Ce que l'annonce ne disait pas
Le communiqué diffusé en janvier 2025 appelait aux inscriptions sans préciser ni la date de l'épreuve, le lieu de départ, les distances proposées ni le tarif des dossards. C'est fréquent sur les annonces d'ouverture, publiées avant que l'arrêté municipal et les autorisations de passage soient signés. Cela veut dire qu'il fallait revenir vers les organisateurs pour avoir ces informations, et que rien de ce qui est écrit ici ne remplace le règlement officiel de la course.
Le trail, un format qui va bien à la solidarité
Il y a une raison pratique au succès de ce type d'épreuve. Un trail se court sur des chemins existants, souvent en terrain communal ou forestier, ce qui réduit à presque rien les frais de fermeture de voirie qui plombent les courses sur route. Il suffit de balises, de rubalise et de signaleurs. Les distances multiples (une boucle courte de 5 à 10 kilomètres, une longue de 15 à 25) permettent d'accueillir le coureur du dimanche et le licencié dans la même matinée, avec les mêmes bénévoles.
La marche accompagnée, systématiquement proposée sur ces événements, fait souvent le tiers des inscrits. Elle ne rapporte pas moins : le dossard est au même prix, et les marcheurs viennent en famille, donc consomment sur place.
Bénévole plutôt que coureur
Une course de ce format tourne avec plusieurs dizaines de bénévoles pour quelques centaines de participants. Les postes les plus difficiles à pourvoir sont ceux du petit matin : le balisage entre 5 h et 7 h, et le démontage en fin d'après-midi, quand tout le monde est parti. Signaleur à un croisement pendant trois heures n'a rien d'exaltant, et c'est pourtant sans ce poste que la préfecture refuse l'autorisation.
Après la ligne d'arrivée
Le moment qui compte vraiment arrive quelques semaines après la course, quand l'association publie le chèque et détaille ce qu'il finance. C'est là que se joue la crédibilité d'une huitième édition, et la possibilité d'une neuvième. Pour connaître le montant récolté lors de cette édition 2025 et son affectation, il faut se tourner vers les organisateurs : nous n'avons pas cette information, et il n'y a aucune raison de la deviner.
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