Pornichet : Les judokas locaux brillent avec des performances remarquables

découvrez les performances remarquables des judokas de pornichet, qui font briller leur ville sur les tatamis. suivez leurs exploits et l'esprit de compétition qui les anime!
Sommaire5 sections
  1. 01La troisième place de Perrine Laë, et ce qu'elle vaut
  2. 02Cinq médailles d'or en interclubs : à relativiser
  3. 03Cyril Greslé et le problème du renouvellement
  4. 04Les stages, l'outil discret des petits clubs
  5. 05Ce qu'il faut regarder la saison prochaine

Un club de judo se juge mal aux médailles. Il se juge au nombre de licenciés qui montent dans la voiture un dimanche matin pour aller combattre à quarante kilomètres de chez eux. À Pornichet, le club existe depuis 2013, ce qui en fait une structure encore jeune, et le bilan de janvier 2025 donne enfin de quoi regarder autre chose que des intentions : une troisième place départementale, des sélections, des jeunes qui reviennent la saison suivante.

Deux judokas en kimono blanc au sol pendant un combat sur un tatami

La troisième place de Perrine Laë, et ce qu'elle vaut

Perrine Laë a terminé troisième des championnats départementaux, dans une compétition qui réunissait environ 350 participants. Un podium départemental n'est pas un titre, et personne au club ne le présente comme tel. Il a pourtant une conséquence concrète : selon les catégories, il ouvre la porte du niveau régional, l'étage au-dessus, celui où l'on croise les clubs de Nantes et de Saint-Nazaire qui alignent dix fois plus de licenciés.

C'est là que se joue la vraie différence entre un club de bord de mer et un club de ville. Le premier sort un ou deux judokas par catégorie. Le second en sort quinze et peut se permettre d'en perdre douze en route. Arriver troisième sur 350 quand on vient d'une commune de 11 000 habitants n'a donc pas le même poids qu'arriver troisième en venant d'un club de 400 adhérents.

Cinq médailles d'or en interclubs : à relativiser

Le club a rapporté cinq titres d'un tournoi amical entre clubs. Autant être franc : un interclub amical reste un rendez-vous de formation, pas un championnat. Les tableaux y sont courts, les catégories parfois regroupées, et l'objectif affiché reste de faire combattre les débutants dans des conditions qui ne les dégoûtent pas. Une médaille d'or y récompense trois combats gagnés, contre six ou sept dans un départemental relevé.

Cela ne veut pas dire que ces tournois ne servent à rien, au contraire. C'est là qu'un enfant découvre ce qu'est un vrai combat contre un inconnu, avec un arbitre et des parents qui crient au bord du tapis. Beaucoup de vocations tiennent à ce premier dimanche-là. Simplement, on ne bâtit pas un palmarès dessus.

Cyril Greslé et le problème du renouvellement

Le président du club, Cyril Greslé, met en avant l'arrivée de jeunes judokas. C'est l'indicateur qui compte le plus pour une structure de cette taille. Le judo perd traditionnellement beaucoup de monde entre 13 et 16 ans, quand les entraînements passent à deux ou trois par semaine, que le collège prend le dessus et que les copains font autre chose. Un club qui garde ses minimes tient sa pyramide ; un club qui les perd repart de zéro tous les quatre ans avec des débutants de six ans.

Les sélections de Lucie Nguema Oudo et le passage de Perrine Laë aux championnats de France Espoirs jouent un rôle précis dans cette affaire. Les plus jeunes voient quelqu'un qu'ils croisent au vestiaire partir combattre au niveau national. La vidéo d'encouragement tournée par les jeunes du club avant sa compétition dit d'ailleurs plus long sur l'ambiance de la salle qu'un communiqué sur les valeurs du judo.

Les stages, l'outil discret des petits clubs

À l'automne 2024, le club a organisé un stage sur deux jours, les 29 et 30 octobre, ouvert aux jeunes ayant 10 ans au 31 décembre 2024. Au programme, du judo mais aussi du renforcement musculaire et des sports collectifs. Ce mélange n'est pas un remplissage de planning : deux journées entières entre judokas créent des liens que deux heures hebdomadaires en kimono ne produisent jamais.

Pour les familles, ces stages de vacances jouent aussi le rôle d'une garde d'enfants à prix associatif, ce que tout le monde sait et que peu de clubs assument à voix haute. Autant le dire : c'est une des raisons pour lesquelles ils se remplissent.

Ce qu'il faut regarder la saison prochaine

Trois choses diront si la dynamique tient. Le nombre de judokas engagés en régional, qui doit dépasser un ou deux. Le maintien des adolescents au-delà de 15 ans. Et la formation d'encadrants issus du club, parce qu'un club de douze ans qui dépend encore d'un seul professeur reste fragile le jour où ce professeur déménage.

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