Un printemps dynamique : des vacances pleines d'aventures pour chaque membre de la famille !
Sommaire6 sections
- 01Le vent, à traiter comme un atout et pas comme un problème
- 02Marcher le sentier littoral, mais par morceaux
- 03La question du budget, qui n'est jamais posée franchement
- 04Les jours de pluie, à préparer avant de partir
- 05L'accessibilité, un sujet que la ville prend au sérieux
- 06Faire participer les enfants au programme
Des vacances de printemps sur la Côte d'Amour ressemblent peu à l'été, et autant le dire avant tout le reste : en avril, l'eau est autour de 12 degrés, une partie des restaurants de front de mer n'a pas encore rouvert tous les jours, et les navettes gratuites de Pornichet ne circulent qu'en saison. Ce qui rend la période intéressante, c'est justement ce qui manque : la place. Les plages sont vides, on gare sa voiture n'importe où, on entre dans un restaurant sans réserver. Voici comment construire une semaine de printemps en famille avec ça, plutôt qu'en se demandant pourquoi ça ne ressemble pas à juillet.
Le vent, à traiter comme un atout et pas comme un problème
La grande plage de Pornichet, à marée basse, dégage une bande de sable dur de plusieurs dizaines de mètres. C'est le terrain rêvé pour le char à voile, et ce n'est pas un hasard si les écoles de la baie tournent bien au printemps. Un enfant à partir de huit ou neuf ans pilote un char seul après une demi-heure d'explications. Les séances durent en général une heure et demie, combinaison fournie, et il faut réserver quelques jours à l'avance parce que le créneau dépend de la marée, pas de votre agenda.
Même logique pour le cerf-volant, qui coûte le prix d'un cerf-volant. Sur la plage des Libraires ou vers Sainte-Marguerite, on trouve toujours un bout de sable dégagé en semaine. C'est le genre d'activité qu'on juge ringarde jusqu'au moment où on y passe deux heures.
Marcher le sentier littoral, mais par morceaux
Le GR34 longe toute la côte, et c'est le meilleur usage possible d'une matinée de printemps. Avec des enfants, l'erreur classique est de vouloir enchaîner dix kilomètres. Mieux vaut découper : la portion entre le port de plaisance et la pointe de Sainte-Marguerite se fait tranquillement dans les deux sens, avec des criques, des rochers à escalader et des villas balnéaires du début du XXe siècle à regarder au passage. On en a pour deux heures avec des pauses, et personne ne pleure au retour.
Sur le retour, le port vaut l'arrêt. C'est l'un des plus gros ports de plaisance de la côte atlantique, et au printemps les bateaux sortent de l'hivernage. Regarder une grue mettre un voilier à l'eau occupe un enfant de six ans plus longtemps que n'importe quel parc d'attractions à trente euros l'entrée.
La question du budget, qui n'est jamais posée franchement
Une semaine en famille sur la côte au printemps coûte nettement moins cher qu'en été, surtout sur l'hébergement : les locations affichent des tarifs hors saison jusqu'à la fin juin sur beaucoup de biens. C'est ce décalage qui rend la période intéressante pour une famille de quatre. En revanche, il faut accepter deux choses. La première, c'est qu'une partie des commerces saisonniers ouvre en week-end et pendant les vacances scolaires seulement. La seconde, c'est qu'il pleuvra probablement une journée sur trois, et qu'il faut avoir un plan pour ces jours-là avant de partir, pas le matin même.
Les jours de pluie, à préparer avant de partir
Le plan B ne s'improvise pas. Les expositions temporaires de la chapelle Sainte-Marguerite et les rendez-vous du quai des Arts tournent toute l'année, et les programmes se consultent en ligne quelques jours à l'avance. La piscine, le cinéma et les médiathèques de l'agglomération sont à moins de vingt minutes en voiture. Saint-Nazaire est à un quart d'heure : le sous-marin Espadon, la base sous-marine et les visites des chantiers navals occupent une demi-journée complète, et ça marche aussi bien avec des adolescents qu'avec des adultes, ce qui est rare.
L'accessibilité, un sujet que la ville prend au sérieux
Pornichet accueille depuis plus de soixante ans le foyer Jean-Barrais, qui reçoit des personnes en situation de handicap, et cette présence ancienne a laissé des traces concrètes dans les équipements de la commune. Pour une famille qui voyage avec un proche en fauteuil, ou avec des parents âgés qui marchent mal, ça change la donne : accès plage aménagés, cheminements praticables sur le front de mer, matériel disponible en saison. C'est le genre d'information qu'il faut vérifier en amont auprès du service concerné, parce qu'une partie des dispositifs n'est déployée qu'à partir de juin.
Faire participer les enfants au programme
Le meilleur conseil est aussi le plus banal : donner à chaque enfant une demi-journée qu'il choisit. Ça évite la négociation permanente et ça règle la question du rythme, parce qu'un enfant qui a choisi son activité tient une heure de plus. Le corollaire, c'est que les adultes gardent aussi une demi-journée chacun, sans culpabilité.
Reste le printemps de Pornichet tel qu'il est : gris certains matins, lumineux à midi, avec une station qui se réveille doucement et des travaux ici ou là, comme la place du marché en cours de réaménagement. Rien à voir avec la carte postale de juillet. C'est plus calme, moins cher, et on y parle plus facilement aux gens qui habitent là toute l'année.
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