Découvrez comment ces 50 logements de l’Écrin ont choisi de redéfinir le luxe à Pornichet !
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Le marbre des salles de bain et la conciergerie ouverte jour et nuit, on peut les oublier tout de suite : personne ne les a jamais annoncés. Ce qui s’est joué à Pornichet en juin 2024 autour des 50 logements de l’Écrin est beaucoup moins glamour et beaucoup plus parlant. Le projet a été autorisé, et cette autorisation a fait l’objet d’un article dans la rubrique justice d’un quotidien régional. Traduction : quelqu’un s’y était opposé devant un juge. C’est cette histoire-là qui mérite d’être racontée, parce qu’elle se répète sur presque chaque programme neuf de la côte.
Comment un programme neuf se retrouve devant un tribunal
Le mécanisme est presque toujours le même. Le permis est affiché sur le terrain, les tiers ont deux mois pour le contester, un voisin ou une association dépose un recours, et le dossier part au tribunal administratif de Nantes, compétent pour la Loire-Atlantique. Entre le dépôt et le jugement, il s’écoule couramment un an et demi à deux ans. Pendant ce temps, le promoteur paie son foncier et ses frais financiers sans construire.
Les motifs invoqués varient peu : hauteur du bâtiment, densité, stationnement insuffisant, atteinte au caractère des lieux, compatibilité avec la loi Littoral. Certains sont sérieux. D’autres servent surtout à gagner du temps, parfois à obtenir une transaction. Le juge tranche sur le droit, pas sur le goût des façades.
Pornichet, une commune où le terrain manque vraiment
La ville est prise entre l’océan au sud, le marais et l’estuaire au nord, et une bande urbanisée dense entre les deux. La loi Littoral impose de construire en continuité de l’existant, ce qui interdit d’aller ouvrir des lotissements dans les espaces encore libres. Résultat, tout se joue en renouvellement urbain : on démolit une villa ou une friche, on remplace par un petit collectif. Chaque opération se fait donc sous les fenêtres de quelqu’un, d’où les recours.
Ajoutez la part importante de résidences secondaires sur cette côte, qui retire des logements du marché à l’année, et vous obtenez la situation que décrivent les employeurs locaux depuis des années : des saisonniers, des aides-soignantes et des enseignants qui cherchent un toit à trente kilomètres de leur travail.
Ce que « luxe » veut dire dans une plaquette
Sur le littoral atlantique, le mot sert essentiellement à justifier un prix au mètre carré. Une prestation haut de gamme dans un programme neuf, c’est en général un parquet contrecollé, une cuisine équipée, un ascenseur et une place de parking en sous-sol. C’est correct, c’est cher, ce n’est pas du palace. Je préfère le dire franchement plutôt que de recopier une brochure : l’intérêt réel de l’Écrin pour Pornichet, ce sont cinquante logements de plus dans une commune qui n’en produit que quelques dizaines par an, pas la robinetterie.
Ce qu’on ne sait pas encore
La décision de juin 2024 rendait le projet constructible, elle ne disait rien du calendrier de chantier ni des prix de sortie. Un appel restait possible. Pour un acheteur intéressé, la seule information qui compte à ce stade tient dans le permis affiché sur le terrain et dans les documents d’urbanisme consultables en mairie.
Source: www.ouest-france.fr
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