Est-ce le spectacle nautique le plus spectaculaire de tous les temps ? Découvrez la Voile sensationnelle dans la baie de Pornichet - La Baule - Le Pouliguen !
Sommaire4 sections
Le plus spectaculaire de tous les temps, non. Mais si les organisateurs de courses au large reviennent régulièrement poser leurs bouées entre Pornichet, La Baule et Le Pouliguen, ce n’est ni pour la carte postale ni pour l’hébergement : c’est parce que ce plan d’eau se comporte comme un stade. Fond régulier, peu de courant contrariant, vent qui se lève l’après-midi, rivage en arc de cercle qui sert de tribune naturelle. Un directeur de course y trace un parcours propre en quelques minutes. Voilà le sujet de cet article : ce que la baie fait à la course, et pourquoi les bateaux vont vite ici.
Une mer plate, et tout change
Un multicoque de course déteste le clapot court. Chaque vague qui tape sous les bras de liaison freine le bateau et fatigue la structure. La baie, protégée à l’ouest par la presqu’île guérandaise, ne lève pas de mer croisée par vent de secteur nord à ouest : l’eau reste hachée mais courte, et les trimarans peuvent rester en appui sur un seul flotteur pendant de longues minutes. C’est là que le public voit la coque centrale sortir de l’eau.
Le revers existe. Par vent de sud-ouest établi, la houle d’ouest entre dans la baie et le décor change du tout au tout. Les courses deviennent alors plus lentes, plus prudentes, et bien moins photogéniques depuis le sable.
La marée fait partie du parcours
Le marnage dépasse cinq mètres en vive-eau sur cette côte. Ce n’est pas un détail de calendrier : le courant de flot pousse vers l’est, le jusant redescend vers Le Pouliguen, et un tacticien qui ignore ce rappel perd des places sans comprendre pourquoi. Sur des bords courts, quelques dixièmes de nœud de courant portant valent plus qu’un bon réglage de grand-voile.
Un stade sans gradins, et c’est l’argument commercial
Les organisateurs de course au large ont un problème permanent : leur sport se dispute hors de vue. Ici, la flotte navigue à quelques centaines de mètres d’un rivage bâti sur toute sa longueur, avec des dizaines de milliers de personnes déjà présentes en juin. Le public n’a pas à se déplacer, il est là. Les sponsors le savent, et c’est une des raisons pour lesquelles la baie récupère des étapes que d’autres ports convoitent.
Ce qu’un spectateur doit regarder
Les départs, d’abord : c’est le seul moment où dix bateaux sont regroupés dans un mouchoir de poche. Ensuite, les empannages, qui se voient de loin parce que la voile bascule d’un coup. Le reste ressemble à des lignes droites, et il faut savoir que la course se joue là, dans des écarts de trajectoire que l’œil du bord ne perçoit pas.
Source: dinan.maville.com
Résumer cet article avec :
Partager :