la passion du football à l'entente sportive de Pornichet
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Six cents licenciés dans une commune d'un peu plus de onze mille habitants, ça fait un Pornichétin sur vingt qui a une licence à l'Entente sportive de Pornichet. Le chiffre est plaisant à annoncer en assemblée générale. Il pose surtout une question très concrète que peu d'articles sur les clubs de football abordent : où est-ce qu'on met tout ce monde le mercredi après-midi et le samedi matin ? Le problème de l'ESP n'est pas d'attirer des joueurs. Il est de trouver des créneaux de terrain et des adultes pour les encadrer.
Le vrai goulot, c'est la pelouse
Un club de six cents licenciés fait tourner une quarantaine d'équipes toutes catégories confondues, des U7 aux vétérans. Chacune veut deux entraînements par semaine et un match le week-end. En hiver, sur la côte, la pluie et le vent d'ouest transforment un terrain en herbe en champ de boue en quinze jours, et la commune le ferme pour le laisser récupérer. Tout le monde bascule alors sur le synthétique, s'il y en a un, et les créneaux se resserrent d'un coup. C'est là que les arbitrages se font, généralement au détriment des catégories les moins visibles : les seniors B, les féminines, les vétérans.
Sur ce point, le calcul ne tient pas dans beaucoup de communes littorales. On construit des lotissements, la population de jeunes augmente, et le nombre de terrains reste celui des années 1990. L'ESP n'échappe pas à cette arithmétique.
Encadrer, un métier fait par des amateurs
Une équipe de U9 ne se garde pas toute seule. Il faut quelqu'un le mercredi, quelqu'un le samedi, quelqu'un pour transporter, quelqu'un pour arbitrer, et quelqu'un pour envoyer les convocations le jeudi soir. Ces personnes sont presque toutes des parents. Elles ne sont pas payées, elles ont un travail par ailleurs, et elles arrêtent en général quand leur enfant quitte le club. Un club qui ne forme pas ses dirigeants recommence donc à zéro tous les cinq ans.
L'autre difficulté tient au calendrier des adultes eux-mêmes. Un entraîneur bénévole de U11 qui travaille aux chantiers de Saint-Nazaire en horaires postés ne peut pas s'engager sur le mercredi une semaine sur deux. Les clubs qui tiennent sont ceux qui ont accepté de fonctionner en binôme sur chaque catégorie, quitte à mobiliser deux fois plus de monde pour le même nombre de séances.
Une 5e place avec la meilleure attaque, ce que ça veut dire
Les seniors ont assuré leur maintien en Promotion d'honneur en terminant cinquièmes, avec la meilleure attaque du groupe. Cette combinaison, beaucoup de buts marqués et un classement moyen, dit à peu près toujours la même chose : une équipe qui joue vers l'avant et qui encaisse. Derrière, on trouve le plus souvent un effectif court, où les mêmes joueurs enchaînent les matchs et où la fin de saison se paie physiquement.
À ce niveau, la différence entre la cinquième place et la deuxième se joue sur trois ou quatre matchs de mars, quand les blessures s'accumulent et que les remplaçants habituels sont eux-mêmes indisponibles. Un club avec un groupe de vingt joueurs disponibles gagne ces matchs-là. Un club à seize les perd.
Ce qu'un club de ce type apporte à la commune
Pornichet vit une bonne partie de l'année au ralenti, avec une population qui gonfle l'été puis se vide. Une association de six cents membres qui fonctionne de septembre à juin est un des rares dispositifs qui font se croiser des familles installées à l'année, des retraités et des saisonniers, en dehors de l'école. Ça ne se mesure pas dans un bilan financier. Ça se voit à la buvette du samedi matin, où le nombre de conversations qui n'ont rien à voir avec le football est écrasant.
Le club a aussi commencé à regarder du côté de ses consommations et de l'entretien de ses installations, sujet qui paraît lointain pour un club de football et qui ne l'est pas : l'éclairage des terrains et le chauffage des vestiaires pèsent lourd dans un budget associatif, et chaque euro économisé là est un euro qui ne sera pas demandé aux familles à l'inscription.
Venir voir un match
Le plus simple reste d'y aller un samedi matin, sur les terrains municipaux, quand quatre catégories se succèdent en trois heures. On comprend en une matinée ce qu'aucune plaquette de club n'explique : le nombre d'adultes qu'il faut mobiliser pour qu'une trentaine d'enfants tapent dans un ballon.
Je suis allé à Pornichet récemment en réservant un vtc. Le chauffeur était ponctuel, professionnel et très courtois. Le véhicule était propre, confortable et parfaitement entretenu. Le trajet s'est déroulé sans stress, avec un vrai sens du service.
Je recommande vivement ce service de VTC PORNICHET pour vos déplacements à Pornichet , et sur la côte d'amour.
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