cinq raisons incontournables de participer au festival BD Pornichet Déam'bulle
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Autant le dire tout de suite : sur les cinq raisons annoncées, quatre sont vraies de n'importe quel salon de bande dessinée en France. Des auteurs qui dédicacent, des ateliers, des exposants, une entrée gratuite, on trouve ça à Angoulême comme dans une salle des fêtes de campagne. Une seule chose distinguait réellement la cinquième édition de Pornichet Déam'bulle, les 5 et 6 avril 2025 à l'hippodrome : la place donnée aux autrices dans la programmation. Le reste relève du confort, et le confort compte, mais il ne faut pas le vendre pour une révélation.
La raison qui tient : une liste d'invitées assumée
Programmer majoritairement des autrices, dans un secteur où les femmes sont largement représentées dans les écoles de dessin et beaucoup moins dans les catalogues d'éditeurs, ça n'a rien d'automatique. Des noms comme Orpheelin, Marie Jaffredo ou Mélanie Allag figuraient parmi les invitées de cette édition. Un festival de province qui construit sa liste dans ce sens prend un risque commercial mesurable : les têtes d'affiche qui font venir du monde sont rarement celles-là, et le nombre d'entrées peut en souffrir. Le fait de l'avoir fait quand même mérite d'être noté.
Les quatre autres, honnêtement
Les dédicaces : oui, on rencontre des auteurs. Sur un salon de cette taille, l'attente reste raisonnable et la conversation possible, ce qui est plutôt le point fort du format. Les ateliers : ils fonctionnent bien pour les enfants, moins pour les adultes qui espèrent une masterclass, parce que le temps de séance est court. Les exposants : on y trouve des albums qu'on ne voit pas en grande surface, quelques éditions à tirage limité, et beaucoup de fonds classiques. Le cadre convivial et l'entrée gratuite : c'est le minimum syndical d'un festival subventionné, ça ne constitue pas un argument.
L'hippodrome, ce que ça change concrètement
Le site de l'hippodrome est à l'écart du centre-ville, ce qui présente un avantage rare pour un festival : on se gare. Pas de tour du quartier à chercher une place, pas de riverains excédés, pas de poussettes coincées entre deux stands parce que l'allée fait un mètre vingt. Les tribunes et les espaces couverts absorbent la pluie d'avril, qui sur la Côte d'Amour n'est pas une hypothèse théorique. En contrepartie, on ne traverse pas la ville pour venir, et les commerces du centre profitent moins de l'affluence qu'ils ne le feraient avec un festival en pleine rue.
Depuis la gare de Pornichet, l'hippodrome se rejoint à pied en une petite vingtaine de minutes, ou en quelques minutes en voiture. Pour une famille avec de jeunes enfants, la voiture reste plus simple, surtout au retour avec un sac d'albums.
Un mot sur les horaires, puisque c'est ce qui décide de la qualité d'une visite. Les salons de ce format ouvrent en général vers 10 h et ferment vers 18 h, avec un creux net entre 13 h et 14 h 30. C'est le moment où l'on circule le mieux dans les allées, où les exposants ont le temps de parler, et où les ateliers pour enfants sont les moins pris d'assaut.
Combien ça coûte réellement
L'entrée était gratuite, mais un festival BD n'est pas une sortie gratuite. Un album neuf tourne entre 15 et 25 euros, un tirage de tête bien davantage, et personne ne repart les mains vides après deux heures passées devant des tables couvertes de couvertures. Une famille de quatre qui vient pour l'après-midi part généralement sur 40 à 80 euros, restauration comprise. Mieux vaut le savoir avant d'entrer que le découvrir à la caisse.
Pour qui ce festival vaut le déplacement
Pour un lecteur régulier qui habite entre Saint-Nazaire et Guérande, c'est une évidence : deux jours de rencontres à moins de vingt minutes de chez soi, on ne va pas s'en priver. Pour quelqu'un qui viendrait de Nantes ou d'Angers uniquement pour ça, le calcul est moins net, sauf à avoir une raison précise, une autrice qu'on suit, un atelier réservé, un album qu'on cherche depuis deux ans. Et pour une famille avec des enfants de six à douze ans, c'est probablement la meilleure façon de leur faire comprendre qu'une bande dessinée est fabriquée par quelqu'un, avec des mains, des ratures et des heures de travail.
Le programme détaillé et les modalités d'inscription aux ateliers étaient publiés sur le site officiel du festival, consultable ici. Nous étions revenus sur la préparation de cette édition dans notre article consacré à la cinquième édition du festival Déam'bulle à Pornichet.
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