Pornichet : un magasin automatique révolutionnaire ouvrira cet été à Sainte-Marguerite, mais qu'est-ce que c'est exactement ?
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Un magasin automatique dans l’ancienne poste de Sainte-Marguerite : la formule intrigue, mais autant le dire franchement, il n’y a aucune révolution là-dedans. Ce qui devait ouvrir à l’été 2024 dans ce quartier de Pornichet, ce sont des casiers réfrigérés et des distributeurs, accessibles sans vendeur de 6 h à 23 h. Le nom du projet, Les Casiers Gourmets de Sainte-Marguerite, dit à peu près tout. La technologie existe depuis des années dans les fermes de la région. Le sujet, c’est l’amplitude horaire et l’identité de ceux qui remplissent les casiers.
Ce qu’on trouve derrière l’expression « magasin automatique »
Le principe est celui du casier de ferme, en version quartier. Un commerçant local dépose sa marchandise dans un compartiment, le client paie par carte devant la machine, ouvre le casier, repart. Personne ne se croise. En Loire-Atlantique, les maraichers et les ostréiculteurs utilisent ce genre de matériel depuis un moment, souvent au bord d’une route départementale. La nouveauté à Pornichet, c’est de le poser en pied d’immeuble, dans un local commercial vacant, avec plusieurs producteurs sur le même équipement.
Pourquoi l’ancienne poste, et pourquoi ce quartier
Sainte-Marguerite n’est pas le centre de Pornichet. C’est la partie est de la commune, côté Saint-Nazaire, avec sa propre avenue commerçante, sa chapelle et une population qui varie du simple au triple entre février et aout. Une ancienne poste vide s’y voit tout de suite : le bâtiment reste dans la tête des gens des années après la fermeture du guichet.
Josiane Bouyer, conseillère déléguée au commerce et à l’artisanat, défendait l’opération sur deux tableaux : garder de l’activité dans un local que personne ne reprenait, et donner aux commerçants du secteur un point de vente ouvert quand leur boutique est fermée. Le second argument est le plus solide : un commerce de bord de mer ferme tôt, et une partie des habitants rentre du travail après 19 h.
Qui remplit les casiers : c’est là que tout se décide
Un mur de casiers vaut ce que vaut son approvisionnement. C’est la limite du modèle, partout où ces machines ont été posées. En juillet l’équipement tourne. Un dimanche soir de novembre, si deux commerçants sur cinq n’ont pas rechargé, le client trouve des vitres vides et ne revient pas. La convention de deux ans sert à éviter ça.
Un casier ne conseille pas, ne fait pas de remise et ne rattrape pas une commande ratée. Ce qu’il vend doit valoir le déplacement tout seul : des huitres du bassin, un plat qu’on n’a pas envie de cuisiner. Sur du produit banal, la supérette gagne toujours.
Une brique de plus dans un quartier qui s’est rempli
Les casiers arrivent après plusieurs ouvertures dans le même secteur : une fromagerie, un opticien, une boutique de créateurs. Rien de spectaculaire un par un, mais bout à bout ça fait un quartier où l’on fait ses courses à pied, ce qui n’allait pas de soi il y a dix ans dans une commune où le commerce se concentrait près du front de mer.
Le mot « révolutionnaire » appartient au titre, pas au projet. Ce qui se joue à Sainte-Marguerite est plus modeste : un local vide qui se rouvre, des producteurs qui vendent hors de leurs horaires, un quartier qui gagne un dépannage à 22 h. C’est déjà pas mal pour une ancienne poste.
Source: www.saintnazairenews.fr
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