Voulez-vous goûter la grosse saucisse d'Edmond, le plat phénomène du nouveau restaurant à Pornichet ?
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Le nouveau restaurant de Pornichet dont on parle en 2024 ne sert ni homard ni saint-jacques : son plat signature est une grosse saucisse avec un écrasé de pommes de terre. Elle s'appelle la grosse saucisse d'Edmond, elle a donné son surnom à la maison, et le chef refuse de dire comment il la prépare. Disons-le franchement : il n'y a probablement pas de secret renversant derrière ce plat. Une bonne saucisse, une cuisson maîtrisée, une purée qui n'a pas peur du beurre. Ce qui compte, c'est qu'une adresse de bord de mer assume de le mettre en tête de carte.
Une adresse à la gare, pas sur le front de mer
L'emplacement dit beaucoup de l'ambition du lieu. Le quartier de la gare, ce n'est pas la baie : pas de vue, pas de flux de vacanciers en tongs qui passent devant la carte à 19 h. On y vient parce qu'on y va. Pour un restaurant, cela veut dire vivre à l'année, avec des habitants et des gens qui descendent du train, pas seulement avec juillet et août. Ça explique aussi la formule du midi, avec des options véganes et végétariennes, ce qui reste rare dans les bistrots de la Côte d'Amour.
Un ancien pompier aux fourneaux
Régis Thomazeau, qui porte le projet, a d'abord été pompier professionnel. Il est passé à la restauration ensuite, avec des étapes au Monica et au Rosetta. Il ne cuisine pas seul : Alexandre Bertram tient la direction, Mickaël Coupé la cuisine. Trois postes, trois personnes, une petite structure pour une salle de 80 couverts.
La saucisse, l'écrasé, et le mystère entretenu
Le plat tient en deux éléments : une saucisse de belle taille, un écrasé de pommes de terre. Le chef garde pour lui le détail de la cuisson, ce qui est de bonne guerre, un plat signature a besoin d'une histoire sinon c'est juste une saucisse. La promesse reste honnête parce qu'elle est modeste : un plat de bistrot bien fait, à un prix qui n'est pas celui du front de mer.
Le pari me paraît malin. La Baule et Pornichet ne manquent pas de cartes qui alignent le bar de ligne et le risotto aux gambas. Une saucisse purée revendiquée, ça se retient.
Ce que ça change pour le quartier
Une ouverture de restaurant à Pornichet n'a rien d'exceptionnel. Une reprise dans un quartier qui n'est pas celui des touristes, si. Un départ à la retraite laisse souvent un rideau baissé des mois durant. Là, le quartier de la gare a retrouvé une table ouverte à l'année. Pour les gens qui habitent à deux rues, c'est ce qui compte.
Source: actu.fr
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