Vous ne croirez pas les économies que peut vous offrir un bon entretien de votre chaudière !
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Prenons le titre au mot : ces économies existent, elles sont simplement plus modestes qu'annoncé. La filière avance 8 à 12 % de consommation en moins après un entretien. Sur une maison de 100 m2 chauffée au gaz à Pornichet, avec 1 200 euros de facture annuelle, cela fait 100 à 140 euros. L'entretien en coûte 100 à 200 : il se rembourse, à peu près. Ce qu'il évite se compte en milliers d'euros.
Ce que le ramoneur voit et que vous ne voyez pas
Un corps de chauffe entartré, un brûleur encrassé, un vase d'expansion dégonflé, une pression de circuit tombée à 0,6 bar : aucun de ces défauts n'allume de voyant. La chaudière continue de fonctionner, un peu moins bien, un peu plus longtemps à chaque cycle. C'est ce glissement lent que la visite annuelle rattrape.
Le gain de 8 à 12 % vaut pour un appareil qui n'a rien vu depuis trois ans. Sur une chaudière suivie chaque année, l'économie supplémentaire tombe à presque rien. L'intérêt de la visite se déplace alors vers la panne évitée en plein hiver.
L'entretien annuel est une obligation légale
Le décret du 9 juin 2009 impose une visite annuelle pour toute chaudière de 4 à 400 kW, gaz, fioul, bois ou charbon. La charge revient à l'occupant, locataire compris, sauf clause contraire du bail. Le professionnel remet une attestation dans les quinze jours ; gardez-la, c'est elle que l'assureur réclame après un sinistre.
La plupart des garanties constructeur tombent aussi sans preuve d'entretien. Sur un appareil de cinq ans dont la carte électronique lâche, l'attestation vaut plusieurs centaines d'euros.
Trois gestes qui prolongent la visite
Surveillez la pression du circuit une fois par mois pendant la saison de chauffe. Entre 1 et 1,5 bar à froid pour une maison de plain-pied, un peu plus s'il y a un étage. En dessous, les radiateurs du haut ne chauffent plus.
Purgez les radiateurs en octobre, avant la première chauffe, en commençant par le bas de la maison. Un radiateur tiède en haut et brûlant en bas signale simplement de l'air dans le circuit.
Baissez la température de départ d'eau si votre installation le permet. Sur une chaudière à condensation, passer de 70 à 55 degrés fait souvent gagner davantage que l'entretien lui-même, parce que c'est à basse température que la condensation fonctionne réellement.
Reste le contrat. À 180 euros par an, déplacement et main-d'oeuvre inclus, il se défend sur une chaudière de plus de dix ans. Sur un appareil récent encore sous garantie, la visite à l'unité suffit.
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