Comment choisir LE meilleur chauffe-eau électrique pour faire des économies sur votre facture d'électricité ?

Sommaire5 sections
  1. 01Le volume : trop grand coûte, trop petit aussi
  2. 02La résistance : stéatite ou blindée, la question du calcaire
  3. 03Régler à 55 ou 60 °C, ni plus ni moins
  4. 04Le thermodynamique : bon calcul, mais pas partout
  5. 05Ce qui compte le jour du remplacement

Le modèle compte beaucoup moins que trois réglages : le volume de la cuve, le branchement sur les heures creuses et la température du thermostat. Un cumulus haut de gamme surdimensionné et chauffant en journée coûtera plus cher à l'usage qu'un modèle d'entrée de gamme installé correctement. C'est décevant si vous cherchiez une marque à recopier sur un devis, mais c'est là que se trouvent les euros.

Le volume : trop grand coûte, trop petit aussi

Un ballon maintient en température toute l'eau qu'il contient, qu'on la consomme ou non. Prendre 300 litres pour deux personnes, c'est payer chaque jour le chauffage de 150 litres qui ne serviront jamais. À l'inverse, un ballon trop juste passe son temps à chauffer en journée, donc en heures pleines, ce qui annule tout l'intérêt du tarif de nuit. Comptez 50 à 60 litres par adulte, 30 par enfant, et ajoutez une marge seulement si vous avez une baignoire que vous remplissez vraiment.

La résistance : stéatite ou blindée, la question du calcaire

Une résistance blindée trempe directement dans l'eau. Elle chauffe vite, coûte moins cher, et s'entartre d'autant plus que l'eau est dure. Une résistance stéatite est protégée par un fourreau émaillé : elle ne touche pas l'eau, se change sans vidanger la cuve, et dure plus longtemps là où le calcaire mord. Le surcoût à l'achat tourne autour de 100 euros.

Avant de trancher, regardez la dureté de votre eau. Le distributeur joint une fois par an une fiche qualité à la facture, avec la valeur en degrés français. Au-dessus de 25, prenez de la stéatite sans hésiter. En dessous de 15, la blindée fait le travail et l'écart de prix n'est pas justifié.

Régler à 55 ou 60 °C, ni plus ni moins

Sous 50 °C, la légionelle prolifère dans le ballon. Au-dessus de 65 °C, l'appareil s'entartre beaucoup plus vite et le robinet brûle. La plage utile est étroite : 55 à 60 °C au thermostat, avec un mitigeur en sortie si vous avez des enfants. Beaucoup de ballons sortent d'usine réglés au maximum, personne n'y touche jamais, et ça se voit sur la facture.

Le thermodynamique : bon calcul, mais pas partout

Un chauffe-eau thermodynamique récupère les calories de l'air pour chauffer l'eau et divise la consommation par deux à trois. Il coûte 2 500 à 3 500 euros posé, contre 700 à 1 200 euros pour un cumulus classique. L'amortissement tient sur huit à dix ans, à condition d'avoir ce qu'il réclame : un local non chauffé d'au moins 20 m³, un garage ou une buanderie, avec une évacuation des condensats.

Deux réserves honnêtes. Il fait du bruit, entre 40 et 50 décibels, ce qui exclut un cellier collé à une chambre. Posé dans une pièce chauffée, il refroidit la maison pour chauffer l'eau : le gain disparaît et la facture de chauffage monte.

Ce qui compte le jour du remplacement

Un ballon meurt rarement à petit feu : il fuit un matin et il faut le remplacer dans la semaine. Ce jour-là, ce qui compte est la place disponible et la disponibilité des pièces. Atlantic et Thermor, qui fabriquent en France, ont un réseau de pièces détachées dense, utile pour une résistance ou un thermostat à changer dix ans plus tard. Notez la référence de votre appareil quelque part : le jour de la panne, elle est souvent illisible sous la calotte.

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