Chauffage économique : Chaudière à condensation ou pompe à chaleur, lequel vous fera faire des économies ?

découvrez comment choisir entre une chaudière à condensation et une pompe à chaleur pour un chauffage économique et des économies d'énergie.
Sommaire5 sections
  1. 01La température de départ décide de tout
  2. 02La chaudière à condensation, à sa juste place
  3. 03Le climat d'ici joue pour la pompe à chaleur
  4. 04Bruit, entretien, durée de vie
  5. 05Ce que je ferais

Le match n'a plus vraiment lieu, et pour une raison qui n'a rien à voir avec la technique : depuis le 1er janvier 2023, MaPrimeRénov' ne finance plus aucune chaudière à gaz, même à très haute performance. Face à une pompe à chaleur qui ouvre droit à plusieurs milliers d'euros d'aides, l'écart de prix à l'installation se retourne. Reste une question, la seule qui décide chez vous : à quelle température vos radiateurs travaillent.

La température de départ décide de tout

Une pompe à chaleur puise des calories dehors et les relève à la température demandée. Plus l'écart est grand, plus elle consomme. Un plancher chauffant qui se contente de 35 degrés lui convient. De vieux radiateurs en fonte calculés pour 70 degrés la mettent en difficulté, et le rendement de la fiche technique n'a plus grand rapport avec ce que vous constaterez en janvier.

Le test coûte zéro euro : par une journée à 5 degrés, réglez la chaudière sur 55 degrés de départ et voyez si la maison tient. Si oui, une pompe à chaleur fera l'affaire. Si la maison reste froide, il faut d'abord isoler ou changer des radiateurs, et le devis complet n'a plus rien à voir avec le prix de la machine seule.

La chaudière à condensation, à sa juste place

Une chaudière à condensation récupère la chaleur de la vapeur d'eau des fumées et affiche des rendements supérieurs à 100 % sur pouvoir calorifique inférieur. Le détail que les brochures oublient : elle ne condense que si l'eau de retour redescend sous 55 degrés. Branchée sur un réseau réglé à 70 degrés, elle fonctionne comme une chaudière classique et vous avez payé la condensation pour rien.

Le climat d'ici joue pour la pompe à chaleur

Sur la Côte d'Amour, la température ne descend sous zéro qu'une poignée de nuits par hiver, et la moyenne de janvier tourne autour de 6 degrés. C'est le contexte le plus favorable pour une pompe à chaleur air/eau, dont le rendement chute surtout par grand froid. Les retours catastrophiques qu'on lit sur les forums viennent de maisons continentales ou de machines mal dimensionnées.

L'air marin, en revanche, attaque l'unité extérieure. Prévoyez un modèle traité contre la corrosion, une implantation à l'abri des embruns directs et un rinçage annuel des ailettes à l'eau douce.

Bruit, entretien, durée de vie

Le bruit est le sujet dont personne ne parle avant la pose. Une unité extérieure tourne surtout la nuit, quand il fait le plus froid, et la réglementation limite l'émergence à 3 décibels la nuit en limite de propriété. Dans les parcelles étroites de La Baule ou de Saint-Marc, l'emplacement se choisit avant de signer.

Sur la durée de vie, l'idée reçue veut qu'une pompe à chaleur dure plus longtemps. C'est faux. Comptez 15 à 17 ans pour une PAC, 15 à 20 ans pour une chaudière à condensation bien entretenue. Les deux demandent une visite annuelle, obligatoire pour la chaudière, tous les deux ans pour les PAC de plus de 4 kW.

Ce que je ferais

Si votre logement est raccordé au gaz, isolé correctement, et que vous chauffez à moins de 55 degrés de départ, la pompe à chaleur gagne aujourd'hui sur tous les tableaux, aides comprises. Si vous chauffez au fioul, la question ne se pose même pas, l'installation d'une chaudière fioul neuve étant interdite depuis juillet 2022. Et si vos radiateurs exigent 70 degrés, dépensez d'abord vos 8 000 euros dans les combles et les menuiseries. Le meilleur générateur du marché ne rattrape jamais une enveloppe passoire.

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