Chauffage : Bûchettes compressées ou bois traditionnel, lequel allez-vous choisir pour des économies d'énergie incroyables ?
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Une palette de bûchettes compressées et un stère de chêne ne se comparent pas : le premier se vend au poids, le second au volume. Tant qu'on n'a pas ramené les deux au kilowattheure, la conversation tourne en rond. Et avant même de calculer, il faut lever une confusion qu'on retrouve dans presque tous les articles sur le sujet : les bûchettes compressées ne sont pas des granulés. Les granulés se versent dans le réservoir d'un poêle automatique. Les bûchettes se chargent à la main, dans un foyer classique, comme une bûche. Si votre appareil brûle du bois bûche, la question des granulés ne se pose même pas.
Pourquoi le kilowattheure change le verdict
Un stère de chêne bien sec pèse dans les 350 kg et rend environ 3,8 kWh par kilo. Une palette de bûchettes pèse ce qu'elle annonce, souvent 960 kg, et rend un peu plus par kilo, autour de 4,5 kWh, parce que le taux d'humidité descend sous les 10 %. Sur le papier, la bûchette est le meilleur combustible. Au portefeuille, elle reste plus chère, parce qu'on paie le séchage industriel et le compactage.
| Bois bûche sec | Bûchette compressée | |
| Humidité | 15 à 20 % | Moins de 10 % |
| Chaleur par kilo | Environ 3,8 kWh | Environ 4,5 kWh |
| Place pour une saison | 4 à 6 m³ | 1 à 2 m³ |
| Coût de la chaleur | Bas | Environ le double |
Sur la côte, la vraie contrainte c'est la place et l'air salé
Entre Pornichet et Saint-Nazaire, beaucoup de maisons sont des pavillons de lotissement avec un garage de 15 m² et un jardin de mouchoir de poche. Six mètres cubes de bûches, c'est un mur de deux mètres de haut sur trois de long. Peu de gens ont ça sous abri ventilé. Et l'air d'ici est humide toute l'année : un tas de bois posé contre un mur nord, sous une simple bâche, ne sèche pas, il moisit. Le bois qu'on croit sec repart à 25 % d'humidité et encrasse le conduit.
Ce que la bûchette fait vraiment mieux
Elle s'allume vite, elle ne salit pas la vitre, elle ne laisse presque pas de cendres et elle se range sur une étagère de garage. Pour quelqu'un qui chauffe deux ou trois soirs par semaine en résidence secondaire, ou qui rentre tard et veut de la chaleur en vingt minutes, elle a du sens. La bûche reste imbattable dès qu'on chauffe tous les jours d'octobre à mars et qu'on a la place de stocker.
Le mélange, que peu de vendeurs proposent
La solution que j'ai vue fonctionner chez plusieurs voisins tient en deux stocks. Du bois bûche acheté au printemps chez un producteur local, pour le gros du chauffage. Une petite réserve de bûchettes pour l'allumage, les redémarrages et les soirées où l'on rentre tard. Le budget reste proche de celui du bois seul, et la corvée d'allumage disparaît.
Sur l'argument écologique, restons prudents
Les deux viennent de la forêt, donc les deux passent pour renouvelables. La bûchette exige un séchage industriel qui consomme de l'énergie, mais elle brûle plus proprement et émet moins de particules fines, ce qui compte en quartier dense. Aucun des deux ne gagne franchement.
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