Découvrez comment la 3e édition de Fête Place va transformer Pornichet lors des Océanes !
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Le détail qui dit le plus de choses sur la troisième Fête Place, c'est l'horaire de la déambulation : 21h47. Un horaire à la minute près dans un programme municipal, ça ne sort pas du chapeau : il y a une contrainte derrière, en l'occurrence la lumière de fin juin et le temps nécessaire pour vider le boulevard des Océanides. Le samedi 29 juin 2024, à Pornichet, la fête d'ouverture de saison s'est jouée autant sur la logistique que sur la programmation. Voici comment elle s'organisait, heure par heure, et ce que ça changeait pour ceux qui habitent le quartier.
Un déménagement vers la place des Océanes
La nouveauté de cette édition tenait en une adresse. La Fête Place quittait son emplacement habituel pour s'installer sur la place des Océanes, refaite peu de temps auparavant. Un espace plus grand, plus ouvert sur le boulevard, et surtout capable d'accueillir une déambulation sans coincer le public contre les façades. Le changement n'a rien d'anecdotique pour un événement qui court de 15 heures à minuit : il faut de la place pour les buvettes, pour les jeux, pour la scène, et un couloir libre pour la parade.
L'après-midi : un bar à jeux plutôt qu'un village d'animations
Dès 15 heures, la compagnie nantaise La Sauce Ludique installait « La Dinette » au Forum des Océanes. Le principe est celui d'un bar à jeux : des tables, des boîtes, quelqu'un qui explique les règles, et l'on reste une heure ou trois. Le catalogue mélange les classiques et des titres plus récents. C'est un format qui marche bien en début de soirée d'été, parce qu'il occupe les enfants sans obliger les parents à faire la queue debout au soleil.
Ce choix a un avantage discret : il étale l'arrivée du public. Un village d'animations concentre tout le monde sur deux heures. Un bar à jeux ouvert dès le milieu d'après-midi permet aux familles de venir tôt et de repartir avant le concert, ce qui allège la place au moment où elle se remplit.
19h30, le concert : des reprises assumées
À 19h30, Jean-Claude Crystal et son orchestre prenaient la scène avec un répertoire de reprises des années 1970 et 1980, costumes et paillettes compris. On sait exactement ce qu'on va entendre, et c'est le but. Pour une fête de lancement de saison qui doit rassembler des familles, des retraités et des vacanciers arrivés le matin même, un répertoire que tout le monde connaît fait mieux le travail qu'une découverte pointue. Ce genre de programmation se fait critiquer facilement. Elle remplit une place, ce qui est la seule chose demandée ce soir-là.
21h47 : trois éléphants mécaniques sur le boulevard
Le morceau de bravoure arrivait avec la nuit tombante. Trois éléphants mécaniques descendaient le boulevard des Océanides, accompagnés de cornemuses, de bombardes, de tambours, de soldats de plomb et d'artistes en costumes. Une déambulation de ce type avance lentement, autour de deux kilomètres à l'heure, ce qui laisse largement le temps de la voir passer même en arrivant en retard.
Le point qui piège les riverains
C'est le détail que les habitants du secteur connaissent bien : les deux horaires ne coïncident pas. Le stationnement ferme à midi, la circulation à 17 heures. Entre les deux, on peut encore rouler mais plus se garer, et après 17 heures on ne rentre plus du tout dans le périmètre. Pour qui rentre de la plage à 18 heures avec le coffre plein, c'est un aller-retour à pied garanti depuis les rues voisines.
Restauration et buvettes étaient prévues sur place, ce qui évitait de sortir du périmètre pour dîner. Reste que dans un quartier résidentiel, une soirée de neuf heures se prépare d'abord en déplaçant sa voiture avant midi.
Source : www.saintnazairenews.fr
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