Peut-on vraiment survivre à la folie de la Fête Place le 29 juin ?
Sommaire3 sections
Oui, on survit à la Fête Place. La réponse tient en une phrase parce que la question n'en est pas vraiment une : le 29 juin 2024, Pornichet organisait la troisième édition d'une fête de ville gratuite, avec un bar à jeux l'après-midi, un concert de reprises en début de soirée et une parade géante vers 22 h. Le seul point qui demandait un peu d'organisation, c'était la voiture. Pour le reste, une soirée de fin juin sur le front de mer avec des milliers de personnes, ça se traverse sans plan de bataille, à condition de savoir à quelle heure arriver.
Un horaire annoncé à 21 h 47, et ce n'est pas une coquetterie
Le programme donnait 21 h 47 pour le départ de la parade. Ce genre d'heure impaire n'est pas là pour faire joli : fin juin, le soleil se couche vers 22 h 15 sur la côte, et une déambulation avec des structures éclairées a besoin d'une lumière qui tombe pendant qu'elle avance. Partir vingt minutes trop tôt, c'est jouer devant un ciel encore bleu et perdre la moitié de l'effet.
Concrètement, si vous vouliez voir la parade et rien d'autre, il fallait être en place vers 21 h 15. Les déambulations d'Oposito avancent lentement, avec des éléphants mécaniques et des phénix métalliques escortés de cornemuses et de tambours. Le mieux se joue en milieu de parcours, là où le public est moins dense qu'au point de départ.
La circulation, seul vrai piège de la soirée
La ville avait pris des arrêtés d'interdiction de stationner et de circuler sur les principales avenues du secteur, avec des déviations. Une voiture garée le matin sur le périmètre risquait l'enlèvement, et une voiture arrivée à 21 h ne trouvait rien à moins d'un kilomètre.
La bonne méthode reste la même chaque année : se garer une fois, loin, tôt, et marcher. Ou prendre le train jusqu'à la gare de Pornichet et rentrer en fin de soirée à pied. C'est aussi la solution qui évite de repartir dans le flux de dispersion, ce moment où trois mille personnes rejoignent leur véhicule en même temps.
Une fête née d'un chantier
La Fête Place tient son nom et son existence des réaménagements du front de mer engagés à Pornichet au début des années 2020. Chaque tranche livrée méritait une inauguration, la ville en a fait un rendez-vous annuel. Il y a pire comme façon de célébrer la fin d'un chantier de voirie, et ça explique pourquoi la fête se déplace d'un secteur à l'autre selon les années.
Le choix artistique de 2024 se lisait clairement : du populaire assumé le soir avec les tubes des années 70 et 80, une compagnie d'arts de la rue reconnue pour la parade. Deux publics différents, réunis sur la même soirée. Sur ce point, le pari était plutôt bien vu, même si le concert et la déambulation s'adressaient à des gens qui ne se croisent pas souvent le reste de l'année.
Source: www.ville-pornichet.fr
Résumer cet article avec :
Partager :