Découvrez l'univers envoûtant de Camille Jourdy au ciné de Pornichet : Un rendez-vous à ne pas manquer !

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Sommaire4 sections
  1. 01Une autrice de bande dessinée, pas une cinéaste
  2. 02Pourquoi son nom arrive au cinéma en juin 2024
  3. 03Ce qu'un panneau montre qu'un film ne montre pas
  4. 04Si vous avez raté l'exposition

Le titre promet un univers envoûtant et une soirée de cinéma. Mettons les choses au clair tout de suite : Camille Jourdy n'est pas réalisatrice, et il n'y a pas eu de rétrospective de ses films au cinéma de Pornichet en juin 2024. Elle dessine des bandes dessinées. Ce qui l'a amenée sur les murs de La Toile de Mer, c'est la sortie en salles, le 19 juin 2024, de Juliette au printemps, adapté par Blandine Lenoir de son album. Autour de cette sortie, l'association BD Pornichet a monté une exposition de panneaux dans le bar du cinéma. C'est plus modeste qu'une rétrospective, et honnêtement plus intéressant.

Une autrice de bande dessinée, pas une cinéaste

Affiche annonçant l'exposition consacrée à Camille Jourdy au cinéma de Pornichet

Camille Jourdy est née en 1979 et s'est fait connaître avec Rosalie Blum, une trilogie parue chez Actes Sud BD entre 2007 et 2009, où un coiffeur timide de province file une inconnue par désœuvrement. L'album a reçu le prix Révélation au festival d'Angoulême en 2010, puis a été porté à l'écran en 2016 par Julien Rappeneau. Ses Juliette, deux volumes parus en 2013 et 2016, suivent une trentenaire qui rentre chez ses parents parce qu'elle ne tient plus debout.

Le trait est fin, aquarellé, avec des cases très peuplées. Ses histoires se passent dans des villes moyennes, des maisons de famille, des jardins mal tenus. Rien d'exotique, et c'est probablement pour ça que ça parle : les personnages ratent des choses, se réconcilient à moitié, et la fin ne règle pas tout.

Pourquoi son nom arrive au cinéma en juin 2024

Le lien est direct. Juliette au printemps, réalisé par Blandine Lenoir avec Izïa Higelin, Sophie Guillemin, Noémie Lvovsky et Jean-Pierre Darroussin, adapte les deux albums Juliette. Quand un long métrage tiré d'une bande dessinée arrive dans une salle de proximité, la question se pose vite : que faire de plus qu'une projection ? À Pornichet, la réponse a été de montrer l'album à côté du film.

Ce qu'un panneau montre qu'un film ne montre pas

Une adaptation garde l'histoire et perd le dessin. Les panneaux remettaient le second dans le circuit : le crayonné avant l'encrage, les recherches de personnages, les couleurs posées à l'aquarelle. Pour un lecteur, c'est banal. Pour qui découvre Camille Jourdy par le film, c'est la seule occasion de comprendre que Juliette existait d'abord sur du papier, avec un rythme de lecture qui n'a rien à voir avec quatre-vingt-dix minutes de projection.

Si vous avez raté l'exposition

Elle n'a pas vocation à revenir. Les albums, eux, se trouvent en médiathèque et chez les libraires de la Côte d'Amour. Lisez Rosalie Blum dans l'ordre, les trois tomes se répondent et le troisième change la lecture des deux premiers. C'est une meilleure porte d'entrée que le film.

Reste une remarque sur les associations qui font tourner ce genre de salle. BD Pornichet et La Toile de Mer travaillent avec des bénévoles et des budgets qui se comptent en centaines d'euros. Une exposition de panneaux dans un bar de cinéma n'est pas un événement culturel majeur : c'est une salle indépendante qui se donne une raison de plus d'attirer du monde. Sur une commune de moins de 12 000 habitants, ça compte davantage qu'un titre en majuscules.

Source: www.ouest-france.fr

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