L'Entente Sportive de Pornichet : Une Passion pour le Football au Coeur de la Ville

découvrez l'entente sportive de pornichet, un club passionné de football qui unit les habitants au cœur de la ville. rejoignez une communauté dynamique, vivez la passion du sport et soutenez vos équipes locales dans une ambiance conviviale.
Sommaire7 sections
  1. 01Le samedi matin, avant que quiconque ne joue
  2. 02La pénurie d'arbitres, le sujet dont on parle peu
  3. 03Les créneaux de terrain, une négociation permanente
  4. 04Le football féminin, au-delà de l'affichage
  5. 05Une association qui déborde du terrain
  6. 06Transmettre, ou repartir de zéro tous les cinq ans
  7. 07Ce qui attend l'ESP

Un club de football amateur ne tient pas debout grâce à la passion. Il tient grâce à une trentaine de personnes qui tracent les lignes le samedi matin, lavent les jeux de maillots, remplissent les feuilles de match et rappellent aux parents que la licence se renouvelle en juin. L'Entente Sportive de Pornichet, fondée en 1940, existe depuis plus de huit décennies pour cette raison précise, et pas pour une autre. Regarder ce club par ses bénévoles plutôt que par ses résultats en dit plus long sur ce qu'il représente dans la ville.

Joueurs et éducateurs sur un terrain de football municipal en fin de journée

Le samedi matin, avant que quiconque ne joue

Il faut ouvrir les vestiaires, sortir les ballons, vérifier que les buts amovibles des catégories jeunes sont lestés, installer les drapeaux de touche. Quelqu'un a récupéré les maillots le dimanche soir précédent et les a lavés chez lui. Quelqu'un d'autre a passé la semaine à courir après trois licences en retard pour que l'équipe soit qualifiée. Un troisième arbitre bénévole a accepté au dernier moment, parce que le district n'avait personne à envoyer.

Rien de tout cela n'apparaît dans le résultat du match. C'est pourtant la partie la plus difficile à reconstituer quand elle s'effondre : une saison sans dirigeant d'équipe, et la catégorie ne s'engage pas.

La pénurie d'arbitres, le sujet dont on parle peu

Les districts de football, celui de Loire-Atlantique compris, imposent aux clubs un quota d'arbitres officiels selon leur nombre d'équipes. En dessous du compte, le club paie une amende ou perd des points. Recruter un arbitre est devenu difficile partout, pour une raison simple : les incivilités de bord de touche font fuir les candidats plus vite qu'on ne les forme. Sur ce point, les discours sur les valeurs du sport n'ont aucun effet. Ce qui en a, c'est un dirigeant qui traverse le terrain pour faire taire un parent.

Les créneaux de terrain, une négociation permanente

À Pornichet, comme dans toutes les communes littorales où le foncier est cher, les installations sportives sont comptées. Un terrain en herbe se ferme l'hiver après plusieurs jours de pluie, ce qui reporte tout le monde sur le synthétique quand il y en a un. Le planning des entraînements se joue alors à la demi-heure, entre les catégories jeunes qui doivent finir tôt, les seniors qui travaillent jusqu'à 18 heures et les vétérans qui prennent ce qui reste.

Ces arbitrages passent par la mairie, propriétaire des équipements. C'est la relation la plus concrète entre un club et sa commune, bien avant les discours d'inauguration : qui joue où, à quelle heure, et qui paie l'éclairage.

Le football féminin, au-delà de l'affichage

Faire jouer des équipes féminines pose des questions matérielles que peu de communications évoquent. Il faut des vestiaires séparés, donc des créneaux compatibles. Il faut un effectif suffisant dans chaque tranche d'âge, ce qui est le point dur : une catégorie féminine se construit sur plusieurs saisons et se perd en une seule si dix joueuses partent au lycée. Les clubs qui y arrivent sont ceux qui acceptent, pendant deux ou trois ans, de faire jouer des équipes incomplètes en entente avec les clubs voisins.

Une association qui déborde du terrain

Les clubs de cette taille organisent des tournois d'été, des repas, parfois des sorties. Ces rendez-vous ne sont pas des à-côtés sympathiques : ce sont les moments où l'on repère les futurs bénévoles, où un parent accepte finalement de passer le premier module d'éducateur, où l'on renouvelle les partenariats avec les commerçants de l'avenue du Général de Gaulle ou du bord de mer. Une buvette bien tenue vaut un plan de communication.

Transmettre, ou repartir de zéro tous les cinq ans

La mémoire d'un club amateur tient dans peu de choses : un classeur, un tableur, et deux ou trois personnes qui savent comment on monte un dossier de subvention et à qui téléphoner à la ligue. Quand elles s'arrêtent, le club réapprend tout. Les structures qui traversent les décennies, et l'ESP en fait partie depuis 1940, sont celles qui ont pris l'habitude de faire doubler chaque poste par quelqu'un de plus jeune, même quand ça paraît inutile sur le moment.

Ce qui attend l'ESP

Les enjeux d'un club comme celui-là sont connus et rarement spectaculaires : former des éducateurs plutôt que de les recruter, garder les jeunes entre 15 et 18 ans, âge où les effectifs fondent, et obtenir de la commune des créneaux qui suivent la croissance des catégories. Aucun de ces chantiers ne se règle en une saison. Ils se règlent en trouvant chaque année quelques personnes de plus qui acceptent de venir tracer les lignes le samedi matin.

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