Vous cherchez un logement abordable en bord de mer ? Découvrez ces 27 futurs logements à prix attractifs en Loire-Atlantique !
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Un T2 à 121 800 euros à Pornichet, un T5 à 251 750 euros: à côté des prix pratiqués sur le marché libre du bord de mer, l'écart saute aux yeux. Ces 27 logements du programme Jardin d'Epona ne sont pourtant pas des appartements ordinaires vendus moins cher. Ils relèvent du bail réel solidaire, un montage où l'on achète les murs sans acheter le terrain. Comprendre ce que cette phrase implique au quotidien, sur la facture mensuelle comme à la revente, vaut mieux que de retenir le seul prix affiché.
Ce que vous achetez, et ce que vous n'achetez pas
Dans une vente classique, le prix couvre le bâti et la quote-part de terrain. Sur la Côte d'Amour, cette quote-part pèse lourd: c'est elle qui explique la plus grande part de l'écart entre un appartement à Pornichet et le même appartement à vingt kilomètres dans les terres. Le bail réel solidaire découpe cette addition en deux. L'office foncier solidaire garde le foncier et vous cède les droits réels sur le logement pour une longue durée, généralement plusieurs décennies, rechargeable à chaque revente.
La conséquence est mécanique: le prix d'entrée baisse fortement, mais il faut verser chaque mois une redevance à l'office foncier pour l'occupation du terrain. Elle se calcule au mètre carré et se paie tant qu'on habite le logement, en plus du crédit et des charges de copropriété. Un plan de financement bâti sur la seule mensualité de prêt passe donc à côté d'une ligne bien réelle.
Qui peut y prétendre
Le dispositif vise les ménages sous plafonds de ressources, avec le logement comme résidence principale obligatoire. Pas de location saisonnière, pas de résidence secondaire, pas d'achat pour placer de l'argent: sur une commune où la pression des résidences secondaires est ce qu'elle est, la règle a du sens et elle est vérifiée. Les revenus fiscaux de référence servent de filtre, et le nombre de personnes du foyer fait varier le plafond.
Une bonne nouvelle passe souvent inaperçue dans ces montages: la TVA appliquée est celle du taux réduit à 5,5 %, contre 20 % dans le neuf classique. Beaucoup de collectivités y ajoutent un abattement de taxe foncière. Ces deux effets se cumulent avec le prix d'entrée déjà contenu et changent l'équation pour un primo-accédant qui travaille sur la presqu'île sans pouvoir y acheter.
La revente: la vraie contrepartie
Le point qui fait hésiter est là. À la revente, le prix est plafonné par une formule d'actualisation, et l'acquéreur doit lui-même respecter les plafonds de ressources et être agréé par l'office foncier. On ne revend pas au prix du marché de Pornichet, quelle que soit la flambée entre-temps. La plus-value spéculative est neutralisée: c'est le principe même du dispositif, qui garde le logement abordable pour le ménage suivant.
Faut-il y voir un défaut? Cela dépend de ce qu'on cherche. Pour quelqu'un qui veut se loger durablement dans une commune où il ne pourrait pas acheter autrement, arrêter de payer un loyer et constituer un patrimoine, même borné, le calcul tient. Pour quelqu'un qui compte sur la revente dans huit ans pour financer autre chose, il ne tient pas. Autant le savoir avant de signer.
Les informations pratiques sur le Jardin d'Epona sont disponibles auprès de la coopérative MFLA-GHT, qui commercialise le programme. La première question à poser reste toujours la même: le montant exact de la redevance mensuelle, logement par logement.
Source: actu.fr
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