Qui remportera la victoire tant attendue lors de l'acte 2 des Ocean Fifty Series à La Baule-Pornichet ? Découvrez les coulisses de cette compétition intense !
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Personne ne pouvait dire qui allait gagner l'acte 2 des Ocean Fifty Series à La Baule-Pornichet en juin 2024, et c'est justement l'intérêt de la question. Ce qui se décidait dans la baie tenait moins au talent des skippers qu'à trois paramètres: la brise thermique de l'après-midi, la longueur des bords sur un parcours côtier, et la capacité à passer une bouée sans casser. Plutôt que de désigner un favori, regardons ce qui fait la différence sur ce format de course, et surtout comment on le suit depuis le sable, ce qui reste la manière la plus simple d'y comprendre quelque chose.
Un bateau de 50 pieds, et pas un de plus
La classe Ocean Fifty impose une jauge stricte: 50 pieds, soit 15,24 mètres de long, une largeur bornée, un mât dont la hauteur est plafonnée. Les architectes travaillent donc dans une boîte fermée, ce qui rapproche les performances et rend les régates serrées. Une flotte d'une dizaine de trimarans qui arrivent groupés après deux heures de course, c'est le produit direct de cette contrainte.
Ces multicoques volent en partie sur leurs appendices dès une quinzaine de noeuds de vent. À ce moment-là, la vitesse double presque d'un coup et le bateau devient beaucoup plus difficile à tenir. Sur un parcours côtier avec des virages tous les quinze ou vingt minutes, l'équipage passe son temps à empiler puis à ranger de la puissance. C'est là que se creusent les écarts.
La technologie change la course, mais pas comme on l'imagine
Le Koesio d'Erwan Le Roux avait fait parler de lui avec un système de barre électronique, qui remplace la liaison mécanique classique entre la barre et les safrans. L'intérêt n'est pas la vitesse pure: c'est le confort de pilotage sur la durée et la finesse du réglage. En course au large, gagner un peu de précision quand on barre depuis l'intérieur du bateau, la nuit, par mer formée, compte davantage qu'un dixième de noeud.
Sur un format court comme celui de La Baule-Pornichet, l'avantage s'estompe. Les manoeuvres s'enchaînent, tout le monde est dehors, et la réactivité de l'équipage prime sur l'électronique. Le Réalités de Fabrice Cahierc et les autres bateaux de la flotte partaient donc avec des chances comparables, l'acte 1 ayant déjà distribué ses premiers points au classement général.
Où se placer pour voir quelque chose
Le remblai de La Baule offre neuf kilomètres de front de mer face au plan d'eau, ce qui laisse le choix. Le mieux reste la partie est, vers le port de La Baule-Pornichet, parce que les bateaux y rentrent et en sortent: on les voit passer de près, mâts couchés dans le chenal, avant et après la manche. La jetée du port donne le même spectacle avec un angle plus rasant.
Pour les départs et les passages de bouées, il faut viser le milieu de baie et arriver une bonne heure avant. Le son porte sur l'eau, on entend les ordres à bord, et c'est probablement le seul moment où un néophyte comprend concrètement ce qui se passe sur un trimaran lancé à trente noeuds.
Quant au nom du vainqueur, il s'est écrit sur l'eau ce week-end de juin 2024, et le classement appartient aux archives de la classe. Ce qui reste utile aujourd'hui, c'est de savoir que ces bateaux repassent dans la baie et qu'on les voit gratuitement, depuis le sable.
Source: www.letelegramme.fr
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