À Pornichet, Nadine Falourd prend la relève de Yannick Joubert au conseil

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Sommaire4 sections
  1. 01Le siège suit la liste, pas la personne
  2. 02Une arrivée qui ne déplace pas les rapports de force
  3. 03Le rapport d'orientation budgétaire, l'entrée en matière
  4. 04Ce qu'on peut raisonnablement attendre

Yannick Joubert a quitté le conseil municipal de Pornichet, Nadine Falourd y est entrée. Personne n'a voté. C'est la règle du scrutin de liste : quand un conseiller municipal démissionne en cours de mandat, le siège revient automatiquement au suivant de sa liste, sans élection partielle, sans débat et sans que le conseil ait son mot à dire. Voilà pour la mécanique. Reste la question qui intéresse un habitant : est-ce que ça change quelque chose à la façon dont la ville est dirigée ? Fin novembre 2024, la réponse honnête est non, ou si peu.

Salle du conseil municipal de Pornichet, sièges des élus autour de la table

Le siège suit la liste, pas la personne

C'est l'article L. 270 du code électoral qui commande. Dans les communes de 1 000 habitants et plus, on ne vote pas pour des noms mais pour une liste ordonnée, et cet ordre continue de produire ses effets pendant six ans. Un élu part, le suivant entre. Ni le maire ni la majorité ne choisissent qui arrive : c'est le bulletin de mars 2020 qui a déjà tranché, quatre ans plus tôt.

Un candidat placé en dixième ou douzième position sur une liste d'opposition, qui n'imaginait pas siéger, peut donc se retrouver au conseil du jour au lendemain. Nadine Falourd arrive dans ces conditions, à la place de Yannick Joubert, tête de liste du groupe « Une autre voie pour Pornichet ». Elle hérite d'un siège, pas d'un mandat qu'elle aurait sollicité.

Une arrivée qui ne déplace pas les rapports de force

Le conseil municipal de Pornichet compte trente-trois sièges, la taille prévue pour les communes de 10 000 à 19 999 habitants. La majorité en détient la très large part, l'opposition quelques-uns. Un changement de personne dans le groupe minoritaire ne modifie ni le nombre de voix, ni l'issue des votes, ni l'ordre du jour, que le maire fixe.

Ce que ça change, en revanche, tient à peu de choses et compte quand même : la présence en séance, la lecture des annexes budgétaires, les questions posées à voix haute et consignées au procès-verbal. Un élu d'opposition qui travaille ses dossiers oblige la majorité à motiver ses délibérations. Un élu qui ne les travaille pas laisse passer. Sur ce point, la personnalité de la remplaçante pèse davantage que son étiquette.

Le rapport d'orientation budgétaire, l'entrée en matière

La séance de fin novembre 2024 comportait une vingtaine de délibérations, dont le rapport d'orientation budgétaire pour 2025 et 2026. C'est le document que lit d'abord un élu qui débarque, parce qu'il annonce ce que la commune compte emprunter, investir et laisser de côté avant même que le budget soit voté. La discussion n'aboutit à aucun vote décisif, elle sert de cadrage.

Pour qui prend ses fonctions à cette séance-là, le calendrier est commode : arriver au moment des orientations laisse quelques semaines pour comprendre où va l'argent de la ville.

Ce qu'on peut raisonnablement attendre

Rien de spectaculaire. Un conseiller d'opposition arrivé en fin de mandat dispose d'une marge étroite : le droit d'assister aux commissions, celui d'obtenir les pièces d'une délibération, une tribune dans le bulletin municipal et le temps de parole en séance. C'est peu. Bien utilisé, c'est ce qui fait remonter en public une hausse de tarif ou un marché mal ficelé.

Les Pornichétins jugeront sur pièces, en lisant les procès-verbaux publiés par la ville. C'est là qu'on voit ce que vaut un élu.

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