Quelle isolation pour mur en parpaing ?
Sommaire6 sections
- 01Ce que vaut vraiment un mur en parpaing
- 02L'épaisseur compte plus que la marque de l'isolant
- 03Isoler par l'intérieur : moins cher, mais vous rendez des mètres carrés
- 04Isoler par l'extérieur : le parpaing passe du côté chaud
- 05Combien ça coûte, et ce qu'il reste à payer
- 06Faites appel à un expert de l'isolation extérieure à Belfort !
Un mur de parpaing creux de 20 cm affiche une résistance thermique d'environ 0,23 m².K/W. Une couette de bébé fait mieux. Autant le dire tout de suite : la question n'est pas de trouver l'isolant qui s'entend bien avec le parpaing, parce que le parpaing ne participe pas. Il porte la maison, il tient l'eau à distance, il ne freine pas la chaleur. Tout ce que vous gagnerez en confort et sur la facture viendra de l'isolant que vous posez dessus, et de deux décisions seulement : quelle épaisseur, et de quel côté du mur.
Ce que vaut vraiment un mur en parpaing
Le bloc béton creux a été retenu partout en France depuis les années 1950 pour de bonnes raisons : il est bon marché, il se monte vite, il encaisse les charges. Personne ne l'a jamais choisi pour ses qualités thermiques. Le béton conduit la chaleur, et les alvéoles remplies d'air brassé ne compensent qu'une petite partie.
Concrètement, dans une maison des années 1970 à 1990 montée en parpaing avec une simple lame d'air et 4 cm de polystyrène collés en doublage, vous avez un R de mur qui tourne autour de 1,3. C'est ce qui explique les murs froids au toucher en janvier, la sensation de courant d'air alors que toutes les menuiseries sont neuves, et la condensation qui apparaît en bas des murs de chambre au petit matin.
Un point à ne pas confondre : le parpaing n'est pas un mauvais support. Il est plan, il est stable, il accepte la cheville comme la colle. Sa surface se prépare vite. Pour un poseur, c'est même plus confortable qu'une vieille pierre irrégulière ou qu'un pan de bois. Le problème est thermique, pas mécanique.
L'épaisseur compte plus que la marque de l'isolant
Le calcul tient en une ligne : R = épaisseur divisée par lambda. Le lambda, c'est la conductivité annoncée sur l'emballage, exprimée en W/m.K. Plus il est bas, mieux c'est. Pour atteindre les 3,7 m².K/W demandés par les dispositifs d'aide, comptez :
- laine de verre en lambda 0,035 : environ 13 cm ;
- laine de roche en 0,038 : environ 14 cm ;
- polystyrène expansé blanc en 0,038 : environ 14 cm ;
- polystyrène expansé graphité (gris) en 0,031 : environ 12 cm ;
- fibre de bois en 0,040 : environ 15 cm ;
- ouate de cellulose insufflée en 0,039 : environ 15 cm.
L'écart entre le meilleur et le moins bon de cette liste fait trois centimètres. Trois centimètres, sur un chantier, ça ne justifie pas de payer 40 % plus cher le mètre carré d'isolant. Ce qui justifie de payer plus cher, c'est autre chose : le comportement à l'humidité, le déphasage en été, le bruit, et la qualité de pose.
Sur l'été, justement, les isolants denses (fibre de bois à 140 kg/m3, ouate tassée) mettent six à dix heures à laisser passer la chaleur, contre deux à trois heures pour une laine minérale légère. Sur un mur ouest qui prend le soleil de 16 h à 21 h en juillet, ça se sent dans la chambre du dessus.
Isoler par l'intérieur : moins cher, mais vous rendez des mètres carrés
Deux façons de faire, et elles n'ont pas le même niveau de qualité.
Le doublage collé
Un panneau qui associe une plaque de plâtre et du polystyrène, collé par plots directement sur le parpaing. C'est rapide, c'est peu coûteux, ça ne demande aucune ossature. Sur un parpaing plan, ça se pose bien. Les limites arrivent vite : au-delà de 100 mm d'isolant les panneaux deviennent lourds à manipuler, et tout percement (prise, applique, tringle à rideau) traverse l'isolant.
La contre-cloison sur ossature métallique
Des rails et des montants posés à quelques centimètres du mur, la laine glissée entre les montants, une plaque de plâtre vissée par-dessus. Plus long, plus cher de 15 à 25 €/m², mais on met l'épaisseur qu'on veut, on fait passer les gaines électriques proprement, et on rattrape un mur qui n'est pas d'aplomb.
Le vrai coût de l'isolation par l'intérieur ne figure pas sur le devis : c'est la surface. Avec 14 cm de laine plus la plaque, vous perdez 16 cm sur chaque mur donnant sur l'extérieur. Dans une chambre de 3 m sur 3,50 m avec deux murs extérieurs, ça fait un peu plus d'un mètre carré au sol. À 3 500 € le mètre carré sur la Côte d'Amour, le calcul mérite d'être posé noir sur blanc avant de signer.
Restent les ponts thermiques, et c'est le point faible de la technique. Le plancher intermédiaire, le refend, la dalle du rez-de-chaussée continuent de traverser l'isolation. Sur une maison à étage, ces liaisons peuvent représenter le quart des déperditions du mur une fois l'isolant posé.
Isoler par l'extérieur : le parpaing passe du côté chaud
L'isolation par l'extérieur enveloppe la maison d'un manteau continu. Le mur porteur se retrouve du côté chauffé, il reste tempéré toute l'année et devient une masse qui amortit les variations. En été, une maison en parpaing isolée par l'extérieur met beaucoup plus longtemps à monter en température qu'avec la même épaisseur posée à l'intérieur.
Deux finitions dominent le marché. L'enduit mince sur panneaux, où les panneaux de polystyrène ou de laine de roche sont collés et chevillés, puis recouverts d'un sous-enduit armé d'une trame en fibre de verre et d'une finition. Et le bardage ventilé, où l'isolant est tenu par une ossature bois et protégé par un parement (bois, fibrociment, composite, PVC) avec une lame d'air derrière.
Sur le littoral nazairien, entre l'air salin et les vents d'ouest, le bardage ventilé prend l'avantage : la lame d'air évacue l'eau qui passe et sèche le complexe après chaque coup de vent chargé de pluie. L'enduit mince tient très bien aussi, à condition d'avoir soigné les points singuliers.
Ce sont d'ailleurs ces points singuliers qui font la différence entre un bon et un mauvais chantier d'isolation extérieure. Il faut déposer et reposer les descentes d'eaux pluviales, allonger les appuis de fenêtre, traiter les tableaux, gérer le débord de toiture qui devient parfois insuffisant, redescendre l'isolant sous le niveau du plancher bas, reprendre les seuils de porte. Sur une maison des années 1980, ces reprises représentent souvent le tiers du prix.
Combien ça coûte, et ce qu'il reste à payer
Les devis courants situent l'isolation par l'intérieur entre 40 et 90 €/m² posé selon la technique et l'épaisseur, et l'isolation par l'extérieur entre 110 et 200 €/m², finition comprise. L'écart paraît énorme. Il se resserre dès qu'on ajoute au calcul de l'intérieur la dépose et la repose des plinthes, des radiateurs, de l'électricité, la reprise des peintures et les mètres carrés perdus.
Côté aides, MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie prennent en charge une partie des travaux à condition de passer par une entreprise labellisée RGE et d'atteindre R supérieur ou égal à 3,7 m².K/W. La TVA tombe à 5,5 % sur les travaux d'amélioration énergétique dans un logement de plus de deux ans. Les montants et les plafonds bougent presque chaque année : vérifiez sur France Rénov' au moment de lancer votre projet, pas six mois avant.
Toutes les constructions sont régies par une réglementation sur l'isolation thermique.
Faites appel à un expert de l'isolation extérieure à Belfort !
Le Territoire de Belfort ne subit pas le même climat que la façade atlantique. On y compte des dizaines de jours de gel par an, avec des hivers secs et froids où la température descend régulièrement sous les -5 °C la nuit, et des étés qui montent haut. Cette amplitude, sur des murs de parpaing peu isolés, se lit directement sur la consommation de chauffage.
Dans cette configuration, l'isolation par l'extérieur se défend mieux qu'ailleurs, parce que l'inertie récupérée sert deux fois : elle amortit le froid nocturne en janvier et retarde la chaleur en juillet. Le plus simple reste de demander un devis pour l'isolation de vos murs par l'extérieur à Belfort à une entreprise locale, qui connaît les usages de façade du secteur et saura dire quelle épaisseur passe sans reprendre la toiture.
- Belfort cumule les gelées et les fortes chaleurs d'été : un mur de parpaing nu y perd sur les deux saisons.
- L'isolation par l'extérieur traite d'un coup les ponts thermiques de plancher, ce que l'intérieur ne sait pas faire.
- Vous gardez la totalité de votre surface habitable, et vous vivez chez vous pendant le chantier.
- Le ravalement se fait dans la foulée, sur le même échafaudage, ce qui économise un poste entier.
C'est aussi le bon moment pour changer l'allure de la maison. Une fois l'isolant en place, la finition se choisit librement : enduit taloché ou gratté, teinte claire ou soutenue, bardage bois en habillage partiel sur un pignon. Le bois demande de l'entretien, personne ne dira le contraire, mais un bardage en douglas ou en mélèze posé sur trois mètres de façade change complètement la lecture d'un pavillon banal. Et une maison isolée par l'extérieur avec une façade refaite se revend mieux, ne serait-ce que parce que le diagnostic de performance énergétique passe souvent deux lettres au-dessus.
Un dernier mot sur l'ordre des travaux. Si votre toiture ou vos combles ne sont pas isolés, commencez par là : c'est le poste le moins cher au mètre carré et celui qui rapporte le plus vite. Les murs viennent ensuite. Et pensez à la ventilation avant de refermer le chantier, parce qu'une maison bien isolée sans renouvellement d'air correct devient une maison humide en un hiver.
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