Avez-vous déjà pensé à toucher une aide pour installer votre pompe à chaleur ?
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La règle qui fait tomber le plus de dossiers d'aide tient en six mots : ne signez jamais le devis avant. Avant le dépôt de la demande, avant l'accusé de réception, avant l'accord. Un particulier qui laisse un installateur commencer les travaux pendant que son dossier est en cours d'instruction perd son aide, sans recours. La chronologie compte davantage que le choix de la machine.
Autre point à corriger d'emblée : le crédit d'impôt transition énergétique, le fameux CITE, n'existe plus. Supprimé fin 2020, remplacé par MaPrimeRenov', versée par l'Agence nationale de l'habitat. Les sites qui promettent encore un crédit d'impôt sur une pompe à chaleur racontent n'importe quoi.
Les trois guichets, et ce qu'ils financent
MaPrimeRenov' est l'aide principale. Son montant dépend des revenus du foyer et de la composition du ménage, selon quatre catégories repérées par des couleurs. Pour une pompe à chaleur air-eau, l'aide allait de quelques centaines d'euros pour les ménages les plus aisés à plusieurs milliers pour les plus modestes. Les pompes à chaleur air-air, elles, n'ont jamais été éligibles à ce dispositif, ce que beaucoup de vendeurs oublient de préciser.
Les certificats d'économies d'énergie forment le deuxième guichet. Les fournisseurs d'énergie les versent, en euros ou en bons d'achat, et ils se cumulent avec MaPrimeRenov'. Même piège de calendrier : la demande s'ouvre auprès du fournisseur avant la signature du devis, et chaque signataire a son propre formulaire.
Les aides locales forment le troisième. Le département de Loire-Atlantique, la Région des Pays de la Loire et des intercommunalités comme la Carene ou Cap Atlantique ont proposé leurs propres dispositifs selon les années. Montants plus modestes, souvent 500 à 1 500 euros, mais très peu demandés parce que personne ne pense à les chercher. Un appel gratuit à l'espace conseil France Renov' du secteur fait le tour de la question.
Choisir l'installateur : le label RGE et rien d'autre
Sans certification RGE, aucune aide, quelle que soit la qualité du travail. La mention exacte à chercher est RGE QualiPAC : un plaquiste RGE ne rend pas votre chantier éligible. L'annuaire de France Renov' vérifie une entreprise en trente secondes avec son Siret, et la certification porte une date de fin qu'il faut regarder.
Sur le devis, trois lignes doivent figurer pour que le dossier passe : la référence exacte du matériel, sa puissance nominale avec son coefficient de performance, et le numéro de certification de l'entreprise. Un devis d'une page portant « fourniture et pose d'une PAC » sera retoqué.
Le dossier, pièce par pièce
Le devis détaillé du professionnel RGE, l'avis d'imposition N-1 pour tous les occupants, un justificatif de propriété ou la taxe foncière, un relevé d'identité bancaire. Le logement doit avoir plus de quinze ans au démarrage des travaux et être la résidence principale, occupée huit mois par an. Ce point exclut les résidences secondaires, ce qui n'est pas anodin sur un littoral où elles sont nombreuses.
Le versement arrive après travaux, sur facture acquittée, sous trois à cinq semaines en général. Il faut donc avancer la somme, ou demander l'avance de frais que l'Anah accorde aux ménages modestes, jusqu'à 70 % du montant. Sans cette anticipation, on se retrouve coincé entre l'acompte réclamé par l'installateur et un virement qui n'arrive pas.
Combien de temps le dossier prend-il en tout ?
Quatre à six mois entre le premier devis et le versement. D'où l'intérêt de lancer les démarches au printemps plutôt qu'en octobre, quand tout le monde s'y met et que l'instruction s'allonge.
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