Découvrez le chèque bois exceptionnel : qui en est le destinataire et de combien est-il ? Les révélations incroyables à ne pas manquer !

Sommaire5 sections
  1. 01Ce qu'était réellement le chèque bois
  2. 02Qui touchait quoi
  3. 03Pourquoi tant de confusion avec les autres aides
  4. 04Et aujourd'hui, pour se chauffer au bois
  5. 05Le conseil qui a survécu à l'épisode

Il n'y a aucune révélation à faire sur le chèque bois exceptionnel, et surtout aucun dossier à déposer aujourd'hui : le guichet a fermé le 30 avril 2023. Ce coup de pouce était une aide ponctuelle de l'hiver 2022-2023, destinée aux ménages modestes qui se chauffent aux bûches ou aux granulés, d'un montant de 50 à 200 euros selon les revenus et le combustible. Rien à voir avec la construction en bois, contrairement à ce qu'on lit encore un peu partout. Reste une question qui vaut la peine d'être posée en 2024 : que touche encore, aujourd'hui, un foyer chauffé au bois sur la Côte d'Amour ?

Ce qu'était réellement le chèque bois

Le contexte, c'est la flambée du granulé de l'automne 2022. Le sac de 15 kilos, vendu autour de 5 euros au printemps, dépassait 10 euros en novembre dans les négoces de Loire-Atlantique, quand il en restait. La tonne de pellets avait doublé en un an. Le gouvernement a répliqué par une aide exceptionnelle, sur le modèle du chèque fioul lancé quelques semaines plus tôt.

Le principe : une aide versée une fois, sous conditions de ressources, à un foyer capable de prouver un achat de bois de chauffage. La facture devait porter sur au moins 50 euros toutes taxes comprises et dater de la période allant du 1er juillet 2022 au 30 avril 2023. Un bon de livraison de plaquettes, un ticket de granulés en grande surface de bricolage ou une facture de bûches d'un exploitant forestier faisaient l'affaire.

Qui touchait quoi

Le barème croisait deux critères, le revenu et le type de bois. Pour les granulés : 200 euros pour les foyers dont le revenu fiscal de référence par unité de consommation restait sous 14 400 euros, 100 euros pour ceux situés entre 14 400 et 27 500 euros. Pour les bûches et les plaquettes, les montants tombaient de moitié, à 100 et 50 euros.

Cette unité de consommation est ce qui trompe le plus de monde. Le premier adulte du foyer compte pour 1, le deuxième pour 0,5, chaque personne supplémentaire pour 0,3. Un couple avec deux enfants divise donc son revenu fiscal par 2,1, ce qui fait entrer dans le barème des ménages qui s'en croyaient exclus.

Pourquoi tant de confusion avec les autres aides

Trois dispositifs portaient des noms voisins la même année, et beaucoup de gens les ont mélangés. Le chèque énergie classique, envoyé automatiquement au printemps sur la base de l'avis d'imposition, sans démarche. Le chèque fioul exceptionnel, réservé aux foyers chauffés au fioul domestique. Le chèque bois, seul des trois à exiger une facture de combustible et une demande en ligne.

Les trois étaient cumulables. Un foyer modeste chauffé aux granulés pouvait donc percevoir son chèque énergie habituel et les 200 euros du chèque bois. Ce point a été mal expliqué à l'époque, et des ménages ont renoncé à demander le second en croyant que le premier l'excluait.

Et aujourd'hui, pour se chauffer au bois

Le chèque bois ne reviendra pas sous cette forme : c'était une réponse à un pic de prix qui s'est en partie résorbé, la tonne de granulés étant redescendue courant 2023 et 2024 sans revenir à son niveau d'avant-crise. Ce qui subsiste relève de l'investissement, pas du combustible.

MaPrimeRénov' aide à l'achat d'un poêle à granulés ou d'un insert performant, avec un montant qui dépend des revenus du foyer et la nécessité de passer par un artisan reconnu garant de l'environnement. Les certificats d'économies d'énergie ajoutent une prime versée par les fournisseurs. Le chèque énergie, lui, continue d'arriver chaque printemps et peut servir à régler une facture de bois auprès d'un vendeur qui l'accepte, ce que peu de foyers savent.

Le conseil qui a survécu à l'épisode

La leçon de l'hiver 2022 tient dans un réflexe : acheter son bois hors saison. Les prix montent en octobre et en novembre, quand tout le monde s'y met en même temps. En juin, la tonne de granulés se négocie couramment 15 à 20 % moins cher, et les livraisons en vrac par camion souffleur se planifient sans attendre trois semaines. Pour les bûches, l'écart est encore plus net chez les exploitants du bocage nazairien, à condition d'avoir de quoi stocker au sec pendant dix-huit mois.

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