Bois de chauffage humide : 5 raisons terrifiantes pour lesquelles vous ne devez jamais le brûler !

Sommaire3 sections
  1. 01Le bistre, ce vernis noir qui prend feu à 1 000 degrés
  2. 02Le vitrage noir et la vitre qui ne se nettoie plus
  3. 03Se faire livrer en été, la seule vraie parade

Brûler du bois humide, ce n'est pas seulement mal chauffer : c'est payer un combustible pour évaporer de l'eau. Une bûche fraîchement abattue contient environ la moitié de son poids en eau, et cette eau doit passer à l'état de vapeur avant que la moindre calorie n'arrive dans la pièce. L'énergie dépensée pour ça sort par le conduit. Le reste des ennuis, encrassement et feu de cheminée, découle de cette mécanique.

Le bistre, ce vernis noir qui prend feu à 1 000 degrés

La vapeur d'eau refroidit les fumées. Des fumées trop froides ne brûlent pas leurs imbrûlés, qui se condensent sur les parois du conduit sous forme de goudron, puis durcissent en une croûte noire et brillante que les fumistes appellent le bistre. Cette couche s'allume à son tour, et un feu de conduit monte à plus de 1 000 degrés en quelques minutes. Le boisseau se fissure, la chaleur passe dans la charpente. C'est ce scénario, et non la flamme du foyer, qui met le feu à la maison.

Le ramonage, deux fois par an dont une en période de chauffe dans la plupart des règlements sanitaires départementaux, retire la suie. Il ne vient pas à bout du bistre durci, qui demande un débistrage à la brosse rotative, facturé plusieurs centaines d'euros.

Le vitrage noir et la vitre qui ne se nettoie plus

Une vitre qui se salit en une heure de flambée, une odeur âcre dans la pièce, une flamme paresseuse et jaune plutôt que vive : ce sont les signes d'une combustion qui n'atteint pas sa température. Le même goudron se dépose sur le déflecteur et dans l'échangeur. Un poêle nourri au bois vert pendant cinq ans vieillit comme s'il en avait quinze.

Se faire livrer en été, la seule vraie parade

Beaucoup de livraisons vendues comme du bois sec sortent d'un stock coupé au printemps précédent. Douze mois ne suffisent pas pour du chêne fendu, il en faut plutôt vingt-quatre, sous un abri ouvert au vent et non bâché jusqu'au sol. Commander en juin et empiler sur palettes ne coûte rien, et pèse plus lourd sur la facture que le choix du poêle.

La règle tient donc en une ligne. Un bois qui claque quand on le cogne, dont l'écorce se détache et dont les fentes rayonnent en bout de bûche est prêt. Un bois lourd, froid, qui grésille au bout de la flamme, retourne dehors.

Résumer cet article avec :

Partager :