Chauffage d’appoint : Comment choisir le meilleur pour économiser de l'argent ?
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Un chauffage d'appoint ne fait pas baisser une facture. Il déplace une dépense. La seule configuration où il rapporte de l'argent, c'est celle où vous baissez la consigne du chauffage principal de deux ou trois degrés dans toute la maison et où vous réchauffez la pièce occupée avec l'appoint. Ajouté par-dessus un chauffage central réglé comme avant, il vous fait payer deux fois. On compare donc ici les appareils sur ce qu'ils coûtent à l'heure de fonctionnement.
Le calcul qui décide vraiment : combien d'heures, dans quelle pièce
Puisque le coût horaire varie peu, l'économie vient du volume chauffé et de la durée. Chauffer 20 mètres carrés trois heures le soir plutôt que 110 mètres carrés en continu, c'est là que se joue la différence. Sur un logement de bord de mer occupé le week-end, ou dans une maison dont deux chambres sont vides depuis le départ des enfants, la logique fonctionne.
Elle échoue dans deux cas. Une maison mal isolée aux murs froids ne se réchauffe pas en une heure : l'appoint tourne à fond sans atteindre la consigne, et vous cumulez les deux dépenses. Un logement tout électrique, ensuite, n'a rien à gagner à ajouter un radiateur de plus : même énergie, même tarif, régulation souvent moins fine que celle des appareils en place.
Ce que valent les principaux types d'appareils
Le radiateur mobile à inertie ou à bain d'huile est le plus simple : rien à installer, aucune combustion, aucune odeur. Il monte lentement en température et la restitue longtemps, ce qui convient à une pièce occupée plusieurs heures d'affilée. Il pèse lourd. Sa limite est la ligne électrique : 2 000 W sur une multiprise ou une rallonge enroulée, et les conducteurs chauffent.
Le chauffage soufflant monte une salle de bains en température en trois ou quatre minutes. C'est son seul vrai usage. En séjour, il est bruyant, il assèche l'air et il consomme sans discontinuer parce qu'il ne stocke rien. Un modèle à 25 euros fait à peu près le même travail qu'un modèle à 150 : le prix achète surtout du design et un thermostat électronique.
Le poêle à pétrole chauffe fort pour 100 à 350 euros, mais dégage de l'humidité et une odeur au démarrage comme à l'extinction, sensible dans un petit volume. Les modèles électroniques modulent leur puissance et s'arrêtent en cas de renversement, ce que les modèles à mèche ne font pas tous.
Le chauffage au gaz sur bouteille donne une chaleur agréable, par rayonnement ou catalyse, sans aucune alimentation électrique. C'est le meilleur appoint en cas de coupure de courant, situation que le littoral connaît aux coups de vent d'hiver. Il impose de stocker une bouteille, jamais en sous-sol ni dans un local aveugle.
Les réglages qui changent l'addition
Fermer la porte de la pièce chauffée est le geste qui rapporte le plus et qu'on oublie le plus : un appoint qui alimente aussi le couloir ne tient jamais sa consigne. Vient ensuite le rideau tiré dès la nuit tombée, qui coupe le rayonnement froid de la vitre.
La programmation fait le reste. Un appoint qui démarre vingt minutes avant votre retour et ne tourne pas la nuit consomme environ moitié moins qu'un appareil laissé en marche du matin au soir. Une prise programmable mécanique, huit euros en magasin de bricolage, suffit pour les appareils sans électronique.
Un mot enfin sur les appareils vendus comme économes grâce à une technologie particulière, quartz, carbone, céramique, film chauffant. Aucun ne produit plus d'un kilowattheure de chaleur par kilowattheure consommé : la physique ne le permet pas. Ces modèles diffèrent par la façon dont la chaleur est ressentie, plus rapide en rayonnement, plus douce en inertie, jamais par le rendement. Autant le dire franchement : le chauffage d'appoint miracle n'existe pas.
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