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Sommaire5 sections
  1. 01D'où vient le rendement misérable d'un foyer ouvert
  2. 02L'insert, le seul geste qui change l'échelle
  3. 03Le ventilateur de cheminée, ce qu'il fait et ce qu'il ne fait pas
  4. 04Bûches densifiées : le calcul qui décide
  5. 05Deux questions de propriétaires

Le chiffre de 200 % circule dans toutes les brochures d'inserts, et il est trop modeste. Un foyer ouvert restitue 10 à 15 % de l'énergie du bois qu'il brûle. Un insert fermé posé dans les règles monte à 70 ou 80 %. L'écart se compte en facteur cinq, pas en pourcentage de progression. Reste à savoir ce qu'il devient chez vous, dans une villa balnéaire de La Baule avec un conduit de 1935 ou dans un pavillon de Sainte-Marguerite.

D'où vient le rendement misérable d'un foyer ouvert

Une cheminée ouverte aspire l'air de la pièce pour alimenter sa combustion, puis l'envoie dans le conduit. Elle tire entre 300 et 500 m³ d'air par heure. Cet air, vous l'avez chauffé. Il part au-dessus du toit avec 85 % de la chaleur des bûches. Pendant ce temps, l'air froid rentre par le bas des portes pour compenser.

Le résultat, tout le monde le connaît : on a chaud devant la cheminée, froid dans le dos, et le thermostat du reste de la maison monte. Certaines soirées, une cheminée ouverte fait perdre au logement plus de calories qu'elle ne lui en apporte. Les bilans thermiques le mesurent dès qu'on raisonne sur la maison entière et non sur le seul salon.

L'insert, le seul geste qui change l'échelle

Un insert est un foyer fermé en fonte ou en acier qu'on glisse dans l'âtre existant. La vitre garde la chaleur du côté de la pièce, la double paroi crée une circulation d'air chaud, et le tirage se règle au lieu de subir la cheminée.

Deux conditions font toute la différence entre un insert qui tient ses promesses et un insert décevant. La première, c'est le tubage : le conduit maçonné d'origine, trop large et trop froid, doit recevoir un tube inox rigide ou flexible adapté au diamètre de sortie de l'appareil. Sans tubage, les fumées ralentissent, refroidissent, et le bistre s'accumule. La seconde, c'est l'amenée d'air extérieure, à prévoir dans toute maison dotée d'une VMC.

Le budget se situe entre 3 000 et 6 000 euros posé, tubage compris, selon la hauteur du conduit et l'accès à la toiture. Sur les maisons anciennes de bord de mer, où les souches sont hautes et exposées, la facture penche vers le haut de la fourchette.

Le ventilateur de cheminée, ce qu'il fait et ce qu'il ne fait pas

Les petits ventilateurs à effet Stirling qu'on pose sur le dessus d'un insert brassent de l'air, c'est vrai. Ils déplacent la chaleur vers le fond de la pièce au lieu de la laisser stagner au plafond. Sur ce point, ils tiennent leur promesse.

Ils ne créent aucune chaleur supplémentaire, et le gain se mesure en confort ressenti, pas en bois économisé. Vingt-cinq euros pour mieux répartir ce que l'appareil produit déjà : c'est un accessoire honnête tant qu'on ne lui demande pas d'être un système de chauffage. Un kit de distribution d'air chaud vers une chambre voisine, lui, change réellement la donne, mais il se pose en même temps que l'insert.

Bûches densifiées : le calcul qui décide

Les bûches compressées, fabriquées avec de la sciure de scierie sans additif, tiennent autour de 8 % d'humidité et 4,8 kWh par kilo, contre 3,5 à 4 kWh pour une bûche traditionnelle bien sèche. Elles brûlent plus longtemps, laissent peu de cendres et se stockent dans un placard.

Elles coûtent aussi trois à quatre fois plus cher au stère équivalent. Le bon usage, celui que pratiquent les gens qui chauffent au bois depuis vingt ans : bûche classique la journée, densifiée le soir pour tenir la nuit sans recharger. Mélanger les deux revient moins cher que de choisir un camp.

Deux questions de propriétaires

Combien de temps dure un insert ?

Quinze à vingt-cinq ans pour un modèle correct, entretenu et alimenté en bois sec. Ce qui lâche en premier, ce sont les joints de vitre, à changer tous les trois ou quatre ans pour une quinzaine d'euros, et la vermiculite du foyer, qui se fissure et se remplace pièce par pièce.

Peut-on garder l'habillage de cheminée existant ?

Souvent oui, à condition que la hotte supporte la chaleur et que l'on ménage les grilles d'entrée et de sortie d'air prévues par le fabricant. Les bouchons de plâtre posés pour faire joli sur ces grilles sont la première cause de surchauffe d'habillage que voient les installateurs.

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