Comment économiser des centaines d'euros sur vos factures en adoptant ces gestes simples ?

Sommaire4 sections
  1. 01Le chauffage, là où se joue la facture
  2. 02L'eau chaude, le poste qu'on oublie systématiquement
  3. 03Le contrat, la ligne que personne ne relit
  4. 04Les petits gestes, à leur juste place

Promettre des centaines d'euros d'économies avec des gestes simples, c'est vrai à une condition : viser les bons postes. Éteindre les veilles et changer les ampoules rapporte quelques dizaines d'euros par an, pas davantage. Les centaines d'euros se trouvent ailleurs, sur trois lignes seulement : le chauffage, l'eau chaude et le contrat lui-même. Cet article s'adresse à ceux qui ne peuvent pas faire de travaux, locataires ou copropriétaires d'un appartement où les murs ne leur appartiennent pas.

Le chauffage, là où se joue la facture

Un appartement se chauffe pièce par pièce, et c'est un avantage sur la maison individuelle. Les chambres n'ont besoin que de 17 degrés, la salle de bains de 22 pendant la toilette et de 17 le reste du temps, le séjour de 19 ou 20. Les radiateurs électriques récents ont tous une molette ou un programmateur qui permet ce réglage, encore faut-il le faire une fois.

La bonne surprise vient des robinets thermostatiques sur un chauffage central collectif : 15 à 25 euros pièce, posés en dix minutes avec une pince, sans autorisation du propriétaire puisqu'on remet l'ancien en partant. Sur quatre radiateurs, l'investissement se rembourse dans l'hiver.

Le piège classique dans les immeubles de bord de mer : le radiateur du séjour placé sous la baie vitrée, avec un canapé collé devant. Trente centimètres de dégagement suffisent à retrouver la diffusion prévue par le constructeur. Autre piège, les rideaux qui pendent devant le convecteur et renvoient la chaleur vers la vitre froide.

L'eau chaude, le poste qu'on oublie systématiquement

Un ballon électrique de 200 litres réglé à 70 degrés chauffe et maintient toute l'année une eau que personne n'utilise à cette température. La règle sanitaire impose au moins 55 degrés pour écarter le risque de légionelles, et 60 degrés font un bon compromis. Descendre de 70 à 60 fait gagner une trentaine d'euros par an et ralentit l'entartrage de la résistance.

La deuxième économie sur ce poste tient à l'heure. Si votre contrat comporte des heures creuses, vérifiez que le contacteur du ballon est bien en position automatique et non forcé en marche permanente. Beaucoup de logements de location tournent en marche forcée depuis un dépannage jamais rectifié, ce qui revient à payer l'eau chaude au tarif fort toute l'année.

Une douchette économe coûte 15 à 25 euros, se visse sur le flexible existant et divise à peu près par deux le débit sans changer la sensation sous la douche. Dans une résidence secondaire de la Côte d'Amour occupée l'été, ce détail se voit sur la facture d'août.

Le contrat, la ligne que personne ne relit

La puissance souscrite se paie même sans consommer un kilowattheure. Beaucoup d'appartements sont abonnés en 9 kVA alors que 6 kVA suffisent, ce qui représente autour de 100 euros d'abonnement en trop chaque année. Le changement se fait par téléphone, sans intervention ni frais dans la plupart des cas. Le test est simple : si le disjoncteur n'a jamais sauté en trois ans, la marge existe.

L'option heures creuses, elle, ne se justifie que si l'eau chaude et le lave-linge tournent vraiment la nuit. Sinon l'abonnement plus cher mange le gain. Regardez la répartition sur votre dernière facture annuelle : en dessous de 40 % de consommation en heures creuses, l'option coûte plus qu'elle ne rapporte.

Les petits gestes, à leur juste place

Les veilles d'une box, d'un téléviseur et d'une console représentent 40 à 80 euros par an dans un logement moyen. Les LED en remplacement de halogènes, une soixantaine d'euros. Un lave-linge lancé à 30 degrés au lieu de 60 économise les deux tiers de l'électricité du cycle. Additionnés, ces gestes valent une centaine d'euros, ce qui est loin d'être négligeable, mais ils ne remplacent jamais le réglage du chauffage. Les faire d'abord et s'arrêter là, c'est le meilleur moyen de conclure que les économies d'énergie ne servent à rien.

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