Découvrez combien vous pourriez économiser chaque mois en installant des panneaux photovoltaïques !
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La réponse tient en une fourchette, et elle est plus modeste que ce que promettent les plaquettes : pour une installation de 3 kWc posée sur une maison de la région nazairienne, la ligne mensuelle tourne entre 25 et 50 euros, prime et revente du surplus comprises. Pas 125 euros. Le chiffre de 1 500 euros par an qui circule correspond à une toiture deux fois plus grande, orientée plein sud, chez quelqu'un qui consomme beaucoup en journée. Autant partir du calcul réel, poste par poste.
Ce que produit vraiment un toit à Saint-Nazaire
Le gisement solaire de la Loire-Atlantique tourne autour de 1 100 à 1 200 kWh par kWc et par an pour une toiture inclinée à 30 degrés et orientée au sud. Moins que dans le Vaucluse, nettement mieux que ce que les gens imaginent. La côte a même un avantage discret : les panneaux perdent du rendement quand ils chauffent, et le vent d'ouest les refroidit. Une journée claire à 20 degrés avec de la brise produit mieux qu'une journée à 35 degrés sans un souffle.
Trois choses font chuter ce chiffre. Une orientation est ou ouest coûte 10 à 15 %. Une pente très faible, fréquente sur les garages et les extensions, en coûte autant. L'ombrage porté, lui, fait perdre bien plus que la surface concernée : un pin, une souche de cheminée, et la cellule à l'ombre freine toute sa chaîne. Un installateur sérieux monte sur le toit et pose la question des arbres. Celui qui chiffre par téléphone ne regarde rien.
Le taux d'autoconsommation pèse plus lourd que la puissance
Un kWh consommé sur place vaut le prix auquel vous l'auriez acheté, environ 25 centimes. Revendu, il vaut la moitié. Le rendement dépend donc moins de la taille de l'installation que de votre capacité à consommer pendant que le soleil est là.
Sans rien changer à vos habitudes, on tourne autour de 30 % d'autoconsommation. En basculant le ballon d'eau chaude sur les heures de production, avec un simple relais piloté par la production, on monte à 45 ou 55 %. Le lave-linge et le lave-vaisselle programmés à 13 h font le reste. C'est l'investissement le plus rentable du dossier : 200 à 400 euros de matériel de pilotage pèsent plus lourd sur la facture qu'un panneau supplémentaire.
Le surplus, la prime et le contrat de vingt ans
En autoconsommation avec revente du surplus, EDF Obligation d'achat signe un contrat de vingt ans au tarif en vigueur le jour du raccordement. Révisé chaque trimestre, il s'établissait autour de 13 centimes le kWh pour les petites puissances début 2024. Une prime à l'autoconsommation s'y ajoute, calculée par kWc et versée sur les premières années.
Deux points que les commerciaux escamotent. Le tarif de revente est figé pour vingt ans et ne suivra pas l'inflation : c'est le kWh évité, indexé sur le prix de l'électricité, qui protège votre facture. Et la TVA à taux réduit s'arrête à 3 kWc ; au-dessus, on repasse à 20 %.
Combien de temps avant que ce soit remboursé
Sur la base de 8 500 euros posés, prime déduite, et de 560 euros par an, le retour se situe autour de douze à quatorze ans. Dix ans si vous pilotez le ballon et si le prix de l'électricité grimpe. Dix-huit sur une toiture ouest mal exposée. Les panneaux sont garantis 25 ans avec une perte de rendement de 0,5 % par an ; l'onduleur se remplace entre la dixième et la quinzième année, comptez 1 200 à 1 800 euros. Cette ligne manque dans presque toutes les simulations qu'on vous montre.
Les toitures pour lesquelles je dirais non
Une couverture en fin de vie : on ne pose pas 300 kg de panneaux sur des ardoises à refaire dans cinq ans, la dépose coûterait le prix d'une petite installation. Une orientation nord franche, où le calcul ne tient plus. Un toit ombragé la moitié de la journée, sauf à passer par des micro-onduleurs. Et les abords protégés, front de mer de Pornichet ou secteur classé, où l'architecte des Bâtiments de France impose souvent l'intégration au bâti ou renvoie la pose au sol.
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