Découvrez la puissance de pompe à chaleur air eau idéale pour chauffer 150m² !

Sommaire6 sections
  1. 01Pourquoi la surface seule ne suffit jamais
  2. 02Le surdimensionnement, l'erreur qui coûte le plus cher
  3. 03Le point de bivalence, ce mot qu'on ne vous explique pas
  4. 04Le circuit existant décide de tout
  5. 05Budget, aides et entretien
  6. 06Ce qu'il faut demander avant de signer

La question posée par le titre a une réponse chiffrée, et elle tient en trois lignes : pour 150 m² en Loire-Atlantique, une pompe à chaleur air-eau se situe presque toujours entre 8 et 14 kW. L'écart entre ces deux bornes ne dépend pas de la marque, ni du vendeur, il dépend de l'isolation de la maison et de la température d'eau dont ont besoin vos émetteurs. Cet article prend donc le sujet par le dimensionnement, parce que c'est là que se jouent les factures des dix prochaines années.

Pourquoi la surface seule ne suffit jamais

Un installateur sérieux ne vous vend pas une puissance à partir d'un nombre de mètres carrés. Il calcule les déperditions de la maison : composition des murs, des combles et des menuiseries, volume chauffé, renouvellement d'air, température extérieure de base de la commune. Sur le littoral de Loire-Atlantique, cette température de base tourne autour de moins 4 degrés, contre moins 15 dans l'est de la France. C'est une chance : à isolation identique, une maison de Pornichet demande une machine plus petite que la même maison implantée en Haute-Saône.

Le deuxième paramètre pèse tout aussi lourd et il est presque toujours passé sous silence : la température de l'eau qui circule dans le circuit. Un plancher chauffant fonctionne autour de 30 à 35 degrés. Des radiateurs anciens en fonte réclament souvent 55 à 65 degrés. Or le rendement d'une pompe à chaleur s'effondre quand on lui demande de l'eau chaude. Le coefficient de performance, ce fameux COP, peut passer de 4,5 à moins de 2,5 entre ces deux régimes. Autrement dit, la même machine sur la même maison peut consommer presque le double selon ce qui l'attend en sortie.

Le surdimensionnement, l'erreur qui coûte le plus cher

On croit souvent qu'une machine plus puissante est une sécurité. C'est faux, et c'est probablement le point sur lequel je serais le plus catégorique. Une pompe à chaleur trop puissante atteint la consigne trop vite, s'arrête, redémarre, s'arrête encore. Ces cycles courts usent le compresseur, dégradent le rendement sur la saison et rendent le fonctionnement bruyant. Les modèles Inverter, qui modulent leur puissance, atténuent le problème sans le supprimer : sous un certain seuil de modulation, la machine repart en tout ou rien.

Le point de bivalence, ce mot qu'on ne vous explique pas

Un dimensionnement correct ne couvre pas 100 % des besoins par la seule pompe à chaleur. On vise la plus grande part de la saison de chauffe et on laisse un appoint électrique prendre le relais pendant les quelques jours les plus froids. Le point de bivalence, c'est la température à partir de laquelle cet appoint démarre. Caler la machine sur le pic de froid absolu revient à payer une puissance utile trois jours par an, qui pénalise le rendement les 200 autres.

Sur la côte atlantique, où les épisodes sous moins 5 degrés sont rares et courts, ce raisonnement vaut encore davantage. C'est un argument concret pour refuser le surdimensionnement présenté comme une précaution.

Le circuit existant décide de tout

Avant de choisir une puissance, regardez ce qui est déjà en place. Trois cas de figure reviennent sur des maisons de 150 m².

Avec un plancher chauffant, la pompe à chaleur air-eau est dans son terrain : eau à 30 ou 35 degrés, rendement élevé, bonne inertie. Avec des radiateurs récents basse température, dimensionnés large, on tient autour de 45 degrés et le compte y est encore. Avec des radiateurs fonte d'origine sur une maison mal isolée, la machine devra produire de l'eau chaude en permanence et la facture d'électricité ne baissera pas autant qu'annoncé. Dans ce dernier cas, l'argent est mieux placé dans l'isolation des combles avant d'être placé dans une PAC.

Budget, aides et entretien

Pour une maison de cette taille, un devis posé se compte en général entre 12 000 et 18 000 euros selon la puissance, la marque et la complexité de la reprise hydraulique. Les aides existent, MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie en tête, mais elles supposent une entreprise certifiée RGE et leurs barèmes bougent d'une année sur l'autre : vérifiez les montants en vigueur au moment de signer.

Deux points d'entretien à ne pas négliger. L'unité extérieure doit rester dégagée, sans haie collée contre la grille ni recyclage d'air entre deux murs. Et elle fait du bruit : la réglementation sur les bruits de voisinage limite l'émergence à 5 décibels en journée et 3 la nuit, ce qui a déjà valu des conflits de mitoyenneté quand l'unité était posée sous la fenêtre du voisin. Un mètre ou deux de décalage à la pose évitent beaucoup d'ennuis.

Ce qu'il faut demander avant de signer

Trois questions suffisent à trier les devis. Quelle est la puissance des déperditions calculées, et sur quelle température extérieure de base ? Quel régime d'eau est retenu pour les émetteurs existants ? Quel SCOP est annoncé à ce régime d'eau, et pas le COP mesuré dans les conditions de laboratoire les plus favorables. Un installateur qui répond aux trois sans hésiter a fait le travail.

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