Economisez des dizaines d'euros sur votre facture de chauffage en découvrant quel bois est le moins cher !
Le bois le moins cher au stère est presque toujours le plus cher au kilowattheure. C'est le piège dans lequel tombent la moitié des acheteurs : on compare des prix affichés pour un volume, alors qu'on achète en réalité de l'énergie. Un stère de peuplier à 55 euros et un stère de chêne à 85 euros ne fournissent pas la même chose, et le second sort gagnant du calcul.
Le classement qui compte vraiment
| Essence | Énergie par stère (bois sec) | Ce que ça vaut à l'usage |
| Chêne, charme, hêtre, frêne | 1 800 à 2 000 kWh | Braise longue, flambée du soir sans recharge |
| Bouleau, châtaignier | 1 500 à 1 700 kWh | Bon compromis, le châtaignier éclate en foyer ouvert |
| Peuplier, saule, résineux | 1 200 à 1 400 kWh | Allumage et mi-saison, recharges fréquentes |
Le charme est le meilleur rapport chaleur-prix du bocage de Loire-Atlantique, parce qu'il est abondant dans les haies et rarement demandé par nom. Il se vend souvent mélangé au chêne sous l'étiquette « bois dur » sans surcoût.
Acheter au bon moment, au bon endroit
Le prix du stère bouge de 20 à 30 % entre juillet et janvier. Commander en été, chez un producteur du secteur d'Herbignac ou de la Brière plutôt qu'en grande surface, et prendre du bois de deux ans plutôt que du bois vert vendu comme sec, fait plus pour la facture que le choix de l'essence. Le transport pèse lourd sur un produit peu dense : au-delà de 40 kilomètres, il gomme l'écart de prix entre deux fournisseurs.
Verdict, donc, contre l'idée reçue : le bois le moins cher n'est pas le plus léger, c'est le feuillu dur acheté sec, en été, à moins de 40 kilomètres, avec la longueur des bûches vérifiée sur la facture. Le peuplier a sa place dans un panier d'allumage, pas dans un hiver entier.
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