Êtes-vous victime de la surconsommation d’eau et d’électricité ? Découvrez ces techniques pour économiser dès aujourd'hui !
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Les listes de gestes économes se ressemblent toutes et ont le même défaut : elles mettent sur le même plan la multiprise à interrupteur, qui rapporte quelques euros par an, et la douche du matin, qui en pèse plus de cent. Trions donc par ce que ça rapporte, dans un logement de la presqu'île où le mètre cube d'eau assainissement compris tourne autour de 4 euros et où le kilowattheure se paie une vingtaine de centimes.
La douche, seul geste qui touche les deux factures en même temps
Une pomme de douche classique débite 12 à 15 litres par minute, une pomme économe 6 à 8. Sur une douche de huit minutes prise chaque jour par quatre personnes, l'écart atteint 60 mètres cubes par an, avec l'eau chaude qu'il a fallu produire. C'est le seul geste qui allège la facture d'eau et celle d'énergie du même mouvement, pour 20 à 40 euros et cinq minutes de vissage.
Le réglage du ballon compte aussi. Beaucoup de cumulus tournent à 70 degrés alors que 55 à 60 suffisent, une température qui reste au-dessus du seuil de sécurité sanitaire contre les légionelles tout en réduisant les pertes du réservoir.
Les fuites, invisibles et coûteuses
Un robinet qui goutte laisse filer environ 120 litres par jour, une chasse d'eau qui fuit dix fois plus. Une chasse défaillante oubliée pendant un trimestre suffit à doubler une facture d'eau. Le test est simple : relevez le compteur le soir, ne tirez rien pendant la nuit, relevez le lendemain matin. Si les chiffres ont bougé, cherchez.
Côté électricité, oubliez les veilles, regardez ce qui chauffe
Les appareils en veille pèsent réellement quelque chose, entre 50 et 80 euros par an pour un logement bien équipé, mais ils viennent loin derrière trois postes : le chauffage, l'eau chaude et le froid alimentaire. Un congélateur de vingt ans installé au garage consomme deux à trois fois plus qu'un modèle récent et tourne 8 760 heures par an. Un sèche-linge utilisé trois fois par semaine coûte davantage que tous les chargeurs de la maison réunis. Sur ce point, les listes de conseils se trompent d'échelle.
La pluie, l'arrosage et l'été
L'arrosage du jardin et le nettoyage des extérieurs pèsent surtout de juin à septembre, au moment précis où la Loire-Atlantique connaît des arrêtés de restriction, comme lors de la sécheresse de l'été 2022. Une cuve de 300 à 500 litres branchée sur une descente de gouttière couvre l'essentiel d'un potager et le lavage de la voiture. Le récupérateur enterré ne devient intéressant que sur un grand terrain, et se rentabilise rarement en moins de dix ans.
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