La flamme olympique illumine La Baule : une célébration joyeuse après un voyage en Loire-Atlantique

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Sommaire4 sections
  1. 01Une journée qui commence loin de la côte
  2. 02La Baule, dernière étape et bon décor
  3. 03L'objection qu'on a peu entendue
  4. 04Une date à garder telle quelle

Six mois après, que reste-t-il du 5 juin 2024 à La Baule ? La question mérite d'être posée à froid, en fin d'année, une fois les Jeux terminés et les banderoles décrochées. Ce jour-là, la flamme olympique a traversé la Loire-Atlantique avant de terminer sa journée sur le littoral, dans une ville qui avait sorti les drapeaux. L'émotion était réelle. Le dispositif, lui, était une machine parfaitement rodée, et les deux méritent d'être racontés ensemble.

Porteur de la flamme olympique entouré de spectateurs sur le front de mer

Une journée qui commence loin de la côte

Avant d'arriver à La Baule-Escoublac, la flamme olympique a passé sa journée dans l'intérieur du département. Saint-Sébastien-sur-Loire, Vertou, Ingrandes : les relayeurs se sont succédé par segments de deux à trois cents mètres, chacun tenant la torche quelques minutes avant de la transmettre au suivant. C'est le principe du relais, et c'est aussi ce qui explique la longueur des journées : il faut plusieurs centaines de porteurs pour couvrir un département.

Entre les segments, la flamme voyage en véhicule. Les spectateurs massés en bord de route attendent parfois quarante minutes pour vingt secondes de passage. Personne ne s'en plaint sur le moment, mais ça dit quelque chose du format.

La Baule, dernière étape et bon décor

L'arrivée sur le front de mer avait une raison simple : le remblai baulois offre un couloir rectiligne de plusieurs kilomètres, bordé d'un côté par la plage et de l'autre par des immeubles, avec des accès faciles à filtrer. Pour un dispositif de sécurité qui doit tenir une foule le long d'un parcours, c'est presque idéal. Pour les images, la baie en fin de journée fait le reste du travail.

Les habitants sont sortis en nombre, drapeaux à la main, avec les stands et la musique qui accompagnent ce genre de journée. Le 5 juin tombait un mercredi, hors saison touristique : le public était donc largement local, ce qui n'est pas toujours le cas des étapes littorales de juillet. Les écoles avaient organisé leurs sorties, et une partie des spectateurs étaient des enfants encadrés par leurs enseignants.

L'objection qu'on a peu entendue

Autant le dire franchement : le relais de la flamme est un objet de communication avant d'être un objet sportif. Les caravanes des partenaires précèdent le passage, la sélection des porteurs mélange athlètes, bénévoles associatifs et personnalités choisies par les sponsors, et le tout est calibré pour la télévision. Ça ne retire rien à l'émotion des gens présents sur le remblai, mais ça vaut la peine d'être dit plutôt que noyé sous le vocabulaire des valeurs olympiques.

La contrepartie existe. Des clubs locaux ont eu leur moment de visibilité, des jeunes licenciés ont vu passer une torche à trente mètres de chez eux, et une ville comme La Baule-Escoublac a rarement l'occasion d'être filmée par les télévisions nationales un mercredi de juin.

Une date à garder telle quelle

Il serait facile d'écrire que La Baule a été marquée à jamais. Ce serait exagéré, et personne n'y croirait. Ce qui s'est passé le 5 juin 2024 était une belle journée : du monde dehors un mercredi de juin, des gamins sur les épaules de leurs parents, une torche qui passe, et le sentiment un peu vertigineux d'être pour quelques minutes sur le trajet d'un événement mondial. C'est déjà une bonne raison de la noter dans les archives de la ville.

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