Les fusibles du tableau électrique : Ces astuces simples vont vous éviter une panne électrique !

fusibles du tableau électrique
Sommaire4 sections
  1. 01Ce que le fusible sait faire, et ce qu'il ignore
  2. 02Trois vérifications qui ne demandent aucun outil
  3. 03Quand un fusible saute toutes les semaines
  4. 04Vivre avec, en attendant

Si votre tableau électrique contient encore des fusibles à cartouche, ces petits cylindres en porcelaine qu'on dévisse un par un, la question n'est pas de savoir comment bien les entretenir. Elle est de savoir combien de temps vous comptez encore vivre avec. Dans les maisons de Pornichet, Saint-Nazaire ou Sainte-Marguerite construites avant 1975, ce type de tableau est encore courant, souvent logé dans un placard sous l'escalier ou dans le garage. Il fonctionne. Il protège même correctement les fils contre la surchauffe. Mais il ne protège pas les gens.

Ce que le fusible sait faire, et ce qu'il ignore

Le principe est vieux comme l'électricité domestique : un filament calibré fond avant que le câble derrière ne cuise. Tant que le calibre du fusible correspond à la section du fil, le dispositif est sain.

Le problème surgit ailleurs. Une machine à laver dont l'isolant s'est fissuré met sa carrosserie sous tension. Le fusible ne bronche pas : le courant qui passe par la main de celui qui touche la machine est bien trop faible pour le faire fondre, et bien suffisant pour arrêter un coeur. Le différentiel, lui, compare ce qui entre et ce qui sort, et coupe en quelques dizaines de millisecondes dès que l'écart dépasse 30 milliampères.

Le bord de mer accélère le vieillissement

À trois cents mètres de la plage, l'air chargé de sel pique les contacts en laiton, les serrages se relâchent, et un contact desserré chauffe. On le repère à l'odeur de plastique tiède ou à une trace brune autour d'une borne. Si votre tableau est dans un garage ouvrant sur le jardin, regardez-le une fois par an, lampe de poche à la main.

Trois vérifications qui ne demandent aucun outil

Ouvrez la porte du tableau. Les cartouches récentes ont une pastille témoin colorée sur le dessus : tombée à l'intérieur ou noircie, le fusible a claqué. Les modèles anciens n'en ont pas, il faut les tester un par un.

Deuxième point : l'étiquetage, presque toujours absent ou écrit au crayon à papier en 1968. Passez une heure à deux dans la maison, coupez circuit par circuit, notez ce qui s'éteint, collez une étiquette propre. Un soir de décembre, vous saurez lequel toucher au lieu de tout dévisser à la lumière du téléphone.

Troisième point : le calibre. Un fusible de 20 A posé sur un circuit d'éclairage en 1,5 mm² parce qu'il n'y avait que celui-là dans le tiroir, c'est le scénario classique. Les calibres doivent correspondre au tableau d'origine, pas à ce qui traîne.

Quand un fusible saute toutes les semaines

Une coupure de temps en temps, au moment où le four et la bouilloire démarrent ensemble, signale une répartition mal fichue. Une coupure répétée sur le même circuit signale autre chose : un défaut d'isolement, dans une gaine ou dans un appareil. Débranchez tout, remettez le fusible, rebranchez appareil par appareil. Si ça saute avec le lave-vaisselle seul, vous avez trouvé.

Si ça saute alors que plus rien n'est branché, appelez un électricien : le défaut est dans la maison, et le chercher demande un contrôleur d'isolement.

Vivre avec, en attendant

En attendant les travaux, gardez une boîte de cartouches aux bons calibres à côté du tableau, pas au fond d'un tiroir de cuisine. Ne branchez pas de chauffage d'appoint sur une rallonge multiprise. Et vérifiez qu'aucune prise ne se trouve à moins de soixante centimètres du bord de la baignoire, c'est le point noir des salles d'eau refaites dans les années 80.

Mon avis est tranché : entretenir un tableau à fusibles est un pansement. Ça évite des soirées à la bougie, ça ne protège personne d'une électrocution.

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