Pornichet : des chantiers en cours rue du Baulois

Sommaire4 sections
  1. 01Une avenue, pas une rue, et ça n'est pas qu'un détail
  2. 02Ce que devient la voirie
  3. 03Circuler pendant les travaux
  4. 04Le Baulois n'est pas le seul chantier de l'hiver

Si vous empruntez l'avenue du Baulois pour aller au travail, ce qui vous intéresse n'est pas le mot réaménagement, c'est de savoir combien de temps vous allez perdre et par où passer en attendant. Réponse courte : le chantier a démarré le 22 janvier 2025 entre le rond-point de la Pêcherie et celui de l'Hippodrome, il était annoncé pour environ deux mois, donc une fin de travaux visée à la fin mars, et il vaut mieux partir dix minutes plus tôt qu'espérer que la déviation soit fluide à huit heures moins le quart. Le reste de cet article détaille ce qui change sur le terrain, dans l'ordre où ça se rencontre.

Une avenue, pas une rue, et ça n'est pas qu'un détail

On lit souvent rue du Baulois. La voie s'appelle avenue du Baulois, et sa fonction explique le chantier : c'est un axe de transit, celui qui prend le trafic venant de la direction de La Baule et le distribue vers le centre de Pornichet et l'hippodrome. Une voie de desserte de quartier se refait en trois semaines. Un axe de transit, non : il faut maintenir un passage, phaser les travaux, et composer avec les réseaux enterrés qui courent sous la chaussée.

C'est la partie invisible du dossier. Sous une avenue rénovée, il y a presque toujours de l'assainissement, de l'eau potable, parfois du gaz, et ces réseaux se reprennent pendant qu'on a ouvert la tranchée. C'est ce qui explique qu'une opération qui ressemble à un simple tapis d'enrobé occupe une entreprise pendant huit semaines.

Ce que devient la voirie

Le programme comprend la réfection de la chaussée et la création d'une piste cyclable bidirectionnelle. Le choix du bidirectionnel, c'est-à-dire les deux sens de circulation à vélo regroupés d'un seul côté de la route, se défend sur une avenue où les intersections sont peu nombreuses : il évite de couper l'aménagement tous les cinquante mètres. Son point faible est connu et vaut d'être dit : aux carrefours, un automobiliste qui tourne regarde spontanément à gauche et se fait surprendre par un cycliste qui arrive de la droite. La qualité du marquage aux débouchés fera toute la différence entre un aménagement confortable et un aménagement qui produit des accrochages.

Circuler pendant les travaux

Des déviations sont posées au fur et à mesure de l'avancement du chantier, et elles bougent : la signalisation du jour prime sur ce que vous croyez savoir de la semaine précédente. Le premier réflexe, c'est de croire la signalisation posée sur place plutôt que le GPS, qui ignore les fermetures pendant des semaines. Le second, plus terre à terre, c'est de repérer une fois pour toutes un itinéraire de repli par les voies parallèles, pour les matins pressés. Les piétons et les cyclistes, eux, ont intérêt à suivre le cheminement balisé même quand il rallonge : se faufiler entre les engins reste le meilleur moyen de se faire renverser.

Le Baulois n'est pas le seul chantier de l'hiver

En parallèle, un trottoir est réalisé route de Beauchamp. C'est une opération d'une tout autre échelle, mais du même ordre d'idée : rendre praticable à pied un axe où l'on marchait jusque-là sur l'accotement. Ce genre de petit chantier ne fait jamais l'objet d'une communication, et c'est pourtant celui qui change le quotidien d'un riverain qui va chercher son pain.

Un dernier mot sur la manière de suivre tout ça. Les arrêtés de circulation, qui donnent les dates exactes de fermeture et les itinéraires de déviation, sont publiés par la mairie et affichés sur place. C'est la source la plus fiable, bien avant les publications de riverains sur les réseaux. Et si le chantier déborde d'une semaine ou deux sur avril, ce ne sera pas un scandale : sur une avenue ouverte en tranchée en plein hiver, la météo décide autant que le planning.

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