Pourquoi un thermostat programmable pourrait-il être la solution pour réduire votre facture énergétique ?

thermostat connecté offert
Sommaire4 sections
  1. 01Pourquoi le type de chauffage change tout
  2. 02Le placement compte autant que le modèle
  3. 03Programmable, connecté, ou robinets thermostatiques ?
  4. 04Le réglage que presque personne ne fait

La promesse est partout : posez un thermostat programmable, économisez sur votre facture. Le chiffre qui circule le plus, autour de 15 %, vient d'installations au gaz ou au fioul avec chaudière et radiateurs à eau. Sur une pompe à chaleur, il ne se vérifie pas. Sur des convecteurs électriques, il se vérifie mais pour une autre raison que celle qu'on vous annonce. Cet article part de là : le gain dépend d'abord du chauffage que vous avez déjà, et le même appareil peut faire économiser un voisin et coûter de l'argent à l'autre.

Pourquoi le type de chauffage change tout

Un thermostat programmable ne produit pas de chaleur. Il décide quand la production s'arrête. Le gain vient donc entièrement des heures pendant lesquelles vous acceptez d'avoir plus froid, et de la vitesse à laquelle le logement remonte en température ensuite.

Avec une chaudière gaz et des radiateurs à eau, la remontée est rapide. Couper la nuit, couper la journée quand personne n'est là, relancer une heure avant le retour : le calcul est favorable, et c'est le cas de figure sur lequel les fabricants ont bâti leur argumentaire.

Avec une pompe à chaleur, c'est différent, et c'est là que beaucoup de gens se trompent. Une PAC est efficace quand elle tourne longtemps à faible régime avec un petit écart entre la température de départ d'eau et l'extérieur. Lui demander de rattraper quatre degrés en une heure, c'est la faire fonctionner à haute température, au pire de son rendement, parfois avec la résistance électrique d'appoint en renfort. Un abaissement nocturne d'un ou deux degrés reste raisonnable. Au-delà, sur un plancher chauffant relié à une pompe à chaleur installée en sous-sol, l'inertie de la dalle rend la programmation presque sans objet : il faut six à huit heures pour bouger de deux degrés.

Le placement compte autant que le modèle

Un thermostat d'ambiance mesure la température là où il est posé, et trois erreurs de pose reviennent sans arrêt.

Le premier piège, c'est le couloir. Il est plus froid que le séjour, le thermostat croit qu'il faut chauffer, et vous finissez à 22 degrés dans la pièce à vivre en pensant être à 19. Le deuxième, c'est le mur exposé au vent d'ouest, humide et frais, avec le même effet. Le troisième, c'est l'inverse : au-dessus d'un radiateur, ou dans le rayon de soleil de la baie sud, l'appareil coupe trop tôt et vous avez froid sans comprendre pourquoi.

La bonne place tient en une phrase : dans la pièce principale, sur un mur intérieur, à environ un mètre cinquante du sol, loin d'une source de chaleur et d'un courant d'air.

Programmable, connecté, ou robinets thermostatiques ?

Le vocabulaire des vendeurs mélange trois objets qui ne font pas le même travail.

Le thermostat programmable classique tient un calendrier hebdomadaire. Une semaine de travail régulière, deux consignes par jour, c'est amplement suffisant et cela coûte entre 60 et 150 euros.

Le thermostat connecté ajoute le pilotage depuis le téléphone, utile si vos horaires bougent d'une semaine à l'autre ou si vous louez une maison une partie de l'année. Quand une chute brutale des températures traverse la Bretagne, pouvoir relancer le chauffage depuis la route, deux heures avant d'arriver, évite de laisser la maison à 16 degrés pendant toute la descente.

Les têtes thermostatiques, elles, règlent radiateur par radiateur. Elles ne remplacent pas le thermostat central, elles corrigent les écarts entre les pièces : la chambre du nord à 17, la salle de bains à 21 le matin. Sur un chauffage central mal équilibré, elles rapportent parfois davantage que le boîtier du salon.

Le réglage que presque personne ne fait

Une fois l'appareil installé, la plupart des gens gardent le programme d'usine et n'y touchent plus. Le seul réglage qui vaut vraiment le déplacement demande pourtant une simple soirée d'observation : notez à quelle heure la maison se refroidit réellement une fois le chauffage coupé, et à quelle heure elle atteint la consigne après relance. Vous obtenez deux chiffres propres à votre logement. Ils valent mieux que n'importe quel préréglage.

Chez moi, la relance du matin était calée sur 6 h par défaut. En mesurant, elle pouvait démarrer à 6 h 40 sans que personne ne s'en aperçoive. Quarante minutes par jour, cinq mois par an : le calcul se fait tout seul.

Dernier point : si votre chaudière a plus de quinze ans, faites chiffrer le thermostat en même temps que son remplacement. Un chauffagiste vous dira en cinq minutes si son électronique accepte une régulation moderne ou seulement du tout ou rien.

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